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05/03/2008

La prison du moi

 

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  La prison du moi est un parc animalier. C'est un chien, c'est un chat, ou une tourterelle. Le manège des rats s'y déroule sans fin... A la prison du moi, j'ai appris à dormir. J'ai louché, le rire au bord des yeux, amoureux d'une girafe, parce qu'elle avait trois dents !

    La prison du moi est la chose la plus ennuyeuse du monde... Elle vous prend par le col et vous colle un baiser. Elle est la mie de pain où l'on n'a pas osé plonger les doigts. A la prison du moi je suis mort cet été.

    A la prison du moi, j'ai enlevé mon chat. Il dormait dans des murs de marbre rose. Il n'avait pas froid, seulement, je l'ai enlevé, arraché à cet univers clos...

    A la prison du moi, j'ai cassé tous les murs. Ils étaient trop nombreux, trop gras et trop paresseux. Mon marteau à la main, j'ai frappé. Ils se sont écroulés, les uns après les autres.

    A la prison du moi, je demeure toujours seul. Mes amis sont partis, par les trous du palier... Les rongeurs et les autres, tous m'ont abandonné.

    A la prison du moi, il pleut chaque Dimanche. J'ai mal essuyé ma manche... Le chat dort dans mon ventre ! Taisez-vous, s'il-vous-plaît, il aime tant ses rêves... Ce sont d'ailleurs les miens.

    A la prison du moi, je suis mort ce matin, et mon corps demeure, inutile paroi. Là où vous me verrez, je parlerai de moi, à vous, qui que ce soit... A la prison du moi, j'attends mon chat.

 

Rebecca Huppe

Rebecca Huppe ? A cause du livre de Daphnée du Maurier, et du symbolisme de l'oiseau dans la quête de son roi. Mon premier pseudo, avant Ma Damix... Aujourd'hui ? je n'en porterais pas.

Il s'agirait donc d'un petit paquet de feuilles - que j'avais rangé et non perdu, écrit entre 1995 et 1996. J'ai le sentiment qu'il m'aura conduite au gap de ce passage poétique dont je ne reviens pas.

C'est pourquoi j'aurais souhaité l'offrir à votre lecture - vierge de mon passé.

Merci d'accepter...

C'est un titre : De l'un à l'autre, qui sera présenté sous la forme de patches.

Mon meilleur commencement,

 

Marie-Gabrielle Montant

 

05/02/2008

Détail 2

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Détail 1

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La naissance de Vénus

Sandro Botticelli

 

A l'écoute du sourd

 

 

Le sexe ployé pour l'amour... 

Penche tes yeux dans l'écoute du sourd... 

Emascule l'envie d'un départ du loup...
 

Assimile sa joie...

Arrache un masque...

Constitue ton absence...

Coupe leurs mains folles...

Ton amertume amandée...

Sexe accueilli par la foi...

Posté à son aplomb...

En pleine croix... 

 

 

 

(Au milieu des chants)

Dieu

 

Reconnaissance en toi à ce devin d'amour...

Appartenance en moi à ce triste détour...
 

Ton alphabet croisé

sonde sans le chasser

son désir

enchanté

par l'attrait de la nuit

préservant

ce regard absent

transfiguré

par l'intimité du lieu

de l'ensemble de vie

fait encore de matières...

ton corps, sa triste affaire,

Dieu... 

 

 

(Au milieu des chants)

Cheval et cavalier

 
 
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 Leonardo da Vinci

 

 

01/02/2008

Sa nébuleuse du cône...

 
 
 
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Anathème

 

Au silence des mots, de la voix, à l'absence de deux, d'une pensée qui voit, j'inscrivais donc, en faux, une vérité d'anathème - des mots - en âge : ma vie n'est pas coupable. Je veux construire en dur un parchemin d'échos, partir loin de moi-même, à l'intérieur de ces terres bénies. Tu renies un poème...

 

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La foi des étranges...

 

 

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Le point fixe arrive et s’arrange. Déshabillé d’espoir à l’ivresse agréable, il mesure, invisible, à la foi des étranges, le  sang de leur histoire.

 

 

31/01/2008

Parole de lait

- Je suis une montagne. Incapable d’aimer sans la parole de lait...

  

 

 

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30/01/2008

Oui...

 
  
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 - Enfin, tout me parut pyramidal, tant l'arme est aux rebelles ce corps identifié... S'en est allée ta vie, son doigt - qui, sans espèce, orienta notre vie. Ta main, retombée sombre, au seuil d'un seul oubli.

- Tu es l'homme. Aurai-je, de toi - porté - dans l'ombre - à cet hommage, ma loge d'ubiquité ?

 

Marie (son corps graphique) aurait banni le "oui" de son vocabulaire, et cherché - tristement - à son retour d'exil - ce qu'il avait vécu : base d'étrangers libres et tendre adverbiale... Ou l'articulation de cieux hostiles au parfum d'oraison.

 

- Tous les âges du désir étranglent un peu ma voix, celle du repentir. Vous avez tremblé...

Le pourquoi avec le pourquoi. Le silence avec le silence. La solitude avec la solitude. Le plaisir avec le plaisir... 

 

 

* * *

 

Au coeur des trous noirs

 

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Le plaisir

 

Le pourquoi avec le pourquoi. Le silence avec le silence. La solitude avec la solitude. Le plaisir avec le plaisir…

 

 

 

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29/01/2008

De même

  
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 Icône de la Trinité

Roublev 

 

28/01/2008

Désir

 

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- Tous les âges du désir étranglent un peu ma voix, celle du repentir. Vous avez tremblé...


Marie...

 

Marie (son corps graphique) aurait banni le "oui" de son vocabulaire, et cherché - tristement - à son retour d'exil - ce qu'il avait vécu : base d'étrangers libres et tendre adverbiale... Ou l'articulation de cieux hostiles au parfum d'oraison.

  

 

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25/01/2008

L'Annonciation, ce fait non avéré.

 

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23/01/2008

Loge d'ubiquité...

 

 

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- Tu es l'homme. Aurais-je, de toi - porté - dans l'ombre - à cet hommage, ma loge d'ubiquité ?


 

 

 

 

 

 

 

D'un seul oubli

 

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- Enfin, tout me parut pyramidal, tant l'arme est aux rebelles ce corps identifié... S'en est allée ta vie, son doigt - qui, sans espèce, orienta notre vie. Ta main, retombée sombre, au seuil d'un seul oubli.