07.05.2008
L'enfant et le troll (9)
- Je la regarde encore.
- ...
- Je me sens carnassière, auprès de lèvres éphémères. Mon Dieu !, venez à mon secours - je suis ici très loin - n'ayant cependant plus souhaité me trouver là...
- Que s'était-il passé ?
- L'horreur du vent, la flèche, sa mémoire avachie, un coeur - osé, ce choc - externe.
- Auriez-vous cru aimer ?
- ...
Les regards se livrèrent aux hasards de l'eau, leurs muscles aiguisaient le souffle du Grand murmure de l'échine - nous serions les horizontaux... elle, ou son trône - bientôt, la rue... son corps a fui - en place du mien, à la place du nôtre - dans le prisme d'une image blanche, où - ce que je crois, tu veux - ce qu'elle verrait, j'entends - ce dont tu as joui - sera, par elle - nourri...
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06.05.2008
Le premier remplace Dieu
Tout à fait catastrophique - antenne honorifique, recevant le facteur confiant sans vérité (confiance en vérité - un terme adjugé fantoche), cette petite fille avait pu servir d'appât - de fruit... une ascension rapide, puis - patatras ? Parcourir l'arbre de vie quand des corps se parlent endormis articulant leurs mots, qui entachèrent son corps. Du milieu de la vie - sentir, imaginer ce trait qui nous relèvera, tracé qui nous désunissait ? Un lent retard - hasard et querelle à ce point hautaine, faufilée parmi les veines - elle ne lâchera pas trois hommes de sa vie - phares ou luthiers. Le premier remplace Dieu, quand le second le devance, pour ce dernier - toi : l'héritier ? Elle sera attrapée, trahie, émancipée, un corps émasculé dans sa divinité - enfin dépossédée de la virginité antidatée par ses passions courantes, puissantes, ascendantes, ou aimantes.
(p. 55)
17:53 Publié dans A mi-parcours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, vampirisation
L'enfant et le troll (8)
- Emplissez-vous d'amour... divinité de son plaisir - étreignez moi ! Vous recevez, je crois, les lettres que j'écrivais - que je postais - cinglante parole sirupeuse - en des mains douces - écartelant de l'eau, tous les passages - en ma lumière.
- Vous pouvez caresser : je ne vais pas vous mordre !
- Votre foi... que sa mort entreverrait peu, la vision que je vis seule en vous - Jeune Ami, votre courage...
- Il est difficile de vous attraper : trop de vos paroles courtes - pas une veine secourable, mais ce désir... qui enchante !
- Comme les mots privés s'emportent - je veux aussi savoir que le plaisir ouvrira rien de leur décor antique, parce que... vous savez, nous savons - tandis qu'eux, ceux-là... - vraiment, sont.
- Des lettres ? Regrettez-vous jamais la chaleur qu'entraîna votre fibre amoureuse ?, solide - du sien, qui s'offre à l'autre - le goût du soir, au joug de son petit matin - les doigts ronds de la carne pédestre, et le si beau - Coeur-Chien...
- Pauvre animal - il tambourine... tellement distrait : un sourire se retourne - vibrant, chaud, rouge, aérien... : "...ce grand vide doit disparaître !".
La gorge se découpe, quand le plaisir vrombit. Je suis l'homme - et son mâle - elle, se conduit ainsi : ferveur ouverte par le haut - que je pénètre, heureux, profondément - sa conque - en tête, grise des vents - la douceur, attachée - confiante en l'autre - son désir, vrai - ma vie... qui nous élance...
09:44 Publié dans L'enfant et le troll | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, vampirisation
30.04.2008
L'enfant et le troll (7)
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L'enfant et le troll (6)
13:44 Publié dans L'enfant et le troll | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, vampirisation
Salut courtois...
Salut, Marie, Dame sainte, Reine, sainte Mère de Dieu, vous êtes la Vierge devenue Église : choisie par le très saint Père du ciel, consacrée par lui comme un temple avec son Fils bien aimé et l'Esprit Paraclet ; vous en qui fut et demeure toute plénitude de grâce et Celui qui est tout bien.
Salut, Palais de Dieu ! Salut, Tabernacle de Dieu ! Salut, Maison de Dieu ! Salut, Vêtement de Dieu ! Salut, Servante de Dieu ! Salut, Mère de Dieu !
Et salut à vous toutes, saintes Vertus, qui, par la grâce et l'illumination de l'Esprit Saint, êtes versées dans le cœur des fidèles, vous qui, d'infidèles que nous sommes, nous rendez fidèles à Dieu !
François d'Assise
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L'enfant et le troll (5)
- Je ne vois pas un fond - Jeune Ami... habiller de tissu ma peau d'une vraie cloque noire.
- Dois-je seulement vous conjurer d'y lire ?
- Le mal rendait profonde une parole de mal ancien : l'être.
- Participait-il de la différence ?
- Sans parler... harcelant autrui - intrusif.
- Mon sexe enjoint...
- Alors, va ! retrouve ta sente...
10:13 Publié dans L'enfant et le troll | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, vampirisation
Mon regard perdu
Mon regard perdu dans la verdure au loin, je crée cette envergure et partage le pain. Les mots usités autant que mes idées.
La triche est sanctionnée. Il n'est pas interdit de parler de tonsure.
Des sentiments rois... on les jette en pâture ! D'autres sont passés là... et dans ma folle armure, je respire tout bas.
Le paysage criblé des baisers que l'on ne verra pas. Je touche ce papier qui s'est collé au doigt...
Les mots sont avertis et se sauvent de moi. C'est de sexualité qu'il nous faudrait parler.
Perdu, le temps où ils n'étaient pas purs m'éclaboussant d'une autre salissure. C'est moi qui conduisais... je suis le sang impur.
09:33 Publié dans Le livre de l'anomalie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, vampirisation
29.04.2008
Cappella della Porziuncola (Assisi)
20:49 Publié dans Dame Nation en pilotage automatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, vampirisation
Le livre de l'anomalie ou la trilogie anomale
Le livre de l'anomalie, rédigé en prose poétique - est le récit d'un sauvetage et deviendra, sans doute - celui d'une évasion. Dans la narration, je me suis adressée à une personne nommée Anomalie - dont je me fais rapidement l'interprète, puisque - modelée par son isolement - celle-ci pratique une langue étrange... et ininterrompue.
Dans mon parcours d'écriture, je rejoins mon personnage - "du présent au présent par le don" - que je lui aurai fait de moi-même - d'une femme - à l'autre - ou d'un sentiment de perdition, à la certitude d'un salut. Ce texte est la traduction d'un symbolisme fort, en quête d'une femme - virtuelle, mais vitale, par le dépassement des images - évocateur de ce qui séparerait Eve, de Marie - et d'avantage de ce qui les unit.
Ce livre récite un système de valeurs non établies ; ce faisant, il crée un vecteur de lumière intérieure, apte à la sauvegarde de la vie, avec l'implication de mourir à soi-même. Il nous ferait prendre la vague - sûrs, qu'arrivés au large - une terre nous aurait souri - d'une énième dimension, encore bien réelle... Ce petit livre, en volume - n'est pas à chevaucher, étant déjà un premier pas, vers l'avenir que l'on choisit de faire ensemble - dans la solitude de la lecture.
L'histoire présente - au centre du livre de l'anomalie - raconte la vie, encore partagée - d'un coeur battant, et lâche - la peur de se considérer parlant s'avérant riche de trop d'actes manqués... Il suffisait pourtant de s'entendre, et de vouloir ce que ferait ici la narratrice - de bout en bout lassée par un recours au langage stérile susceptible d'enfermer de belles âmes...
Le style en appelle à une litanie silencieuse, se payant d'images, quêtant une beauté passée qui se donnait à voir - permettant de s'y exprimer. Il ressort de ce livre que l'on pourrait y lire ce qui serait inscrit - dans une sorte de dialogue au plus intime, trouvant à passer dans une ouverture aux mots présents - ainsi que la nécessité absolue de les traiter comme une matière vivante, mais seconde...
Le "livre" est donc celui d'Anomalie - jeune fille rendue à son état sauvage, maltraitée - dans sa propre incapacité à refuser la parole de l'autre, avec ce qu'elle recouvre de sa réalité sociale à travers un prisme intérieur...
Anomalie est le prénom reçu, dans sa démarche courageuse de réappropriation d'elle-même - pleine, de ce qui s'entend de son désir du monde, à cause de l'autre - qui l'attend, bouscule et fait revivre enfin, de la croyance - qu'être anomale - ouvre au bonheur de l'infini - sans enterrer vivante, recouverte de la honte à diminuer debout, mais restituant son coeur à son devoir de bouche - cet historien de vie plurielle, à chacun...
"Mon livre se lit dans un plein, à partir du vide - une sorte de roche osseuse - ou mélodie...".
A travers son tout premier livre, la voix de l'anomalie s'est frayé un passage - vers un large de ses autres mots. Le nouvel espace oriente - encore vierge - sa recherche de style, tandis qu'une poésie prodigue la structure, et le support nouveau qui la transporte... Tout est toujours permis : une plénitude de l'enfant, de l'instant - emplit sa suite heureuse, puisqu'approchait sa fin de la quête navigable, franchissant l'horizon visible de son seul univers secret. A mi-parcours ouvre la voie des mots à son autre - grandeur nature, dont la rencontre se parachève Au milieu des chants...
20:40 Publié dans De la trilogie anomale... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, vampirisation





