I
Un livre - que j'aimais écrire, ressemblait à une terre creuse - sombre et entière, conduisant à l'enfer... d'être compris puis jugé fou. Le livre que je veux lire est le mien - une vague, parmi d'autres parcourue, aussi brièvement ou parfaitement qu'une femme, derrière un paravent blanc.
II
A-t-il besoin d'un enfant ?
Amoureuse de lui, j'entends la sourdine de mes sentiments : dans quelle mesure est-il Dieu ?
Par mes folies d'antan - ou la secousse ultime d'un seul amant ?
Je n'aime pas souvent.
Palissandre, ma parole a faim de ces yeux qui font vendre, de l'élan merveilleux qui perce au fond de son rattachement.
III
Jamais je n'irai droit, en manteau de velours, enveloppée de
soie !
Mes ambitions perdent la raison, j'ignore de qui j'hérite cet emblème brouillon décrivant cette première journée d'été quand tu arrives à me saisir pour me filtrer... de ma féminité, je n'ai jamais entendu parler.
IV
J'aurais pu cesser de fuir, restée courbée ma liberté d'emprise mise aux mots de sa pensée - ressentir le cours de ces mots premiers nés au jus de leurs vipères... poussée obtuse avant son écroulement.
V
Mes ciels ont cet attrait de l'Orient, blancs comme faisan des ïles - combattant la mitraille de la réprobation, abattant la cloison de la masturbation - acceptant la largesse de la pigmentation - ignorant la stérilisation, redoutant l'évolution cachant... la dévotion.
...merci de votre attention. J'espère que vous aurez pris plaisir à cette lecture.