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28/05/2008

Espace libre

 


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- I want him, I'm in love with him, I'll never forget him, I'll never be forgetting...

- ...he ?

- Ressent-il quelque chose ?

- ...espace libre.

- Mur.

- Vous...

- ...moi ?

  

 

25/05/2008

Maudit soit Andreas Werckmeister...

 

 

Vient de paraître aux Editions de la Nuit, ce bel ouvrage de Juan Asensio - que j'ai bien lu, chaperonnée par mon petit crayon... 

 

1386768390.jpgCe qui rend par nature déjà épineuse une lecture critique de Juan Asensio, sera qu'il ne vise pas à dire "je" s'en référant directement au "je" d'un autre - et qu'il en fait bien son métier.

Je me délecte de cette réalité licencieuse depuis hier, jour où j'ai pu aller retirer comme un salaire, son petit Maudit - alors chez mon libraire...

A deux chapitres lus, je ne suis pas toujours le pauvre complice d'un rêve, et me fais cependant le serment d'un premier homme dont la critique en veille s'est faite ici l'écho (p. 31) :

"Nietsche lui-même, écoutant les mots du plus laid des hommes, ne flaira pas une décomposition mais une simple odeur de vieux fromage car Dieu avait été tué depuis longtemps : on peut alors expliquer la relative déception qu'éprouva le solitaire de Sils-Maria puisque sa démesure géniale ne put qu'être le témoin d'une exhibition de cadavre, celle-là même qu'une multitude d'anathèmes bibliques condamnent aux ténèbres du non-dit et du caché, plutôt que d'une véritable mise à mort."

Un livre délicieusement manipulé, relativement feutré, tout filandreux, d'époque. J'en poursuis avec lenteur la lecture...

"Pétrification de la parole vive" : un chapitre inervant. Et d'abord ce statut christique de fille lointaine du retrait où s'incarne l'image - source apprise, car les mots ne sont pas de ce monde... Entre lui - le mot, le monde - et sa chose, un espace ouvert et visité en appelle à la contradiction fébrile et fondée de la corrosion par des larmes de très bon ton - un reproche pâle adressé à sa lune montante.

Vers une seule parole autocrate ? "Sans doute, même si la particularité du mensonge moderne est d'être difficilement éradicable puisqu'il mêle habilement la vérité et la fausseté" (p. 47).

J'ai trouvé ici l'analyse assez peu couvrante - qui, partie pourtant, d'un bon bavardage au regard d'une langue encore vive - en oublie par exemple de citer la palabre, au profit de son bon "dictateur d'opinion" (p. 46)...

C'est sans doute pour cette raison même, que "le dernier écrivain véritable ne peut plus trouver refuge que sur quelque hypothétique îlot de solitude (...), tentant sans y parvenir de se boucher les oreilles avant de sombrer dans un océan de vacarme" - celui de la ressource d'une féconde alternance...

Pleins feux donc, sur Asensio, dans cette "crise majeure du jugement sur la littérature, donc de la critique" (p. 50) ! Expliquez-nous, Juan, comment "le prestige même dont les textes sacrés auréolent la première parole, bien sûr divine, infiniment libre" (p. 35)", s'en référant toujours à la "Torah parlée, secrète et invisible", aurait pu obtenir, comme "l'écrit détruit son propre empire " (p. 45), que "le règne du prestige" (p.51, citant Jacques Vier) en constitue dès lors le seul "édifice de l'Etre et du langage" (p. 37).

Un "petit nombre" (p. 49), faisant passer la voix fluette ou grosse, de la parole figurée - figurante, aimée ou aimante, pour une "petite musique du néant" (p. 52) ?

"La langue ne nous abandonne pas dans le silence, mais seulement dans l'a-logos, dans le déliement de la forme, du sens, et de l'auctoritas de la signification" (Botho Strauss).

Je suis un albinos ! flash back... Voilà de ce que révèle un portrait du critique en anatomiste, dont un seul mot réchappe : scientifique. Pierre de touche venue poser directement à la page 13, et confirmer ainsi ce ravissant essai littéraire, qui débusquait aussi : " Le dernier homme est bien plutôt dans la situation de tel explorateur d'un monde étranger totalement déroutant puisque nulle forme vivante ne semble s'y être développée. Pourtant notre redoutable aventurier (n'exagérons rien : ce sera probablement un scientifique) auquel incombe la réussite ou l'échec du premier contact, peut-être avec une intelligence non humaine, ne peut s'empêcher de constater qu'un certain nombre de phénomènes étrangers ont lieu, et qu'ils paraissent même avoir pour origine sa seule présence".

De nouveaux termes à côté, peut-être ?

"Nous n'osons pas transmettre en clair, parce que c'est interdit..." (DAVID JONES, Art, signe et sacrement.)

"Reproduit sans relâche, l'art est devenu ce qui est allongé sous mes yeux : un cadavre (p.64). Cette main (...) percée d'un trou (...) Devenais-je fou ? (p. 65) Je (...), perce tout de même une métaphore singulière illustrée par les romans d'écrivains de génie. Ce point est incontestable, me semble-t-il. (p. 73) Mais accepter, comme l'unique bizarrerie de ma vie confondante de banalité, la provenance de cet éclat noir reviendrait à signer tout simplement mon acte d'internement (p.75)". La seconde métamorphose du cadavre (titre de son sixième chapitre, et bientôt pénultième) m'a confondue séduite par son agile modestie attachant un "auteur anonyme" au revers de son "anonyme chercheur"(p. 74). Le qui est conservé, mais peu importe où... Juan Asensio se révèle un très fin limier et remporte la main comme on le dit de la partie. Je me suis demandé pourtant quelle pourrait être encore sa métaphore...

"Tomber dans son âme comme dans un puits (p. 86)" - telle serait l'oeuvre d'une projection volontaire... "Je répète que je me borne à énoncer ce qui ne me semble rien de plus qu'une consternante évidence (...) N'accusez pas ma folie, plaignez plutôt votre cécité. (p.92) Je le dis tout de suite aussi abruptement que possible, il n'y a pas, il n'y a plus de littérature en France, je veux dire spécifiquement française donc universelle, d'une grandeur d'âme évidente, d'une préoccupation métaphysique constante, et surtout d'une beauté d'écriture qui, dans le recoin le plus reculé du globe, la désigneraient avec une royale simplicité comme telle (p. 96)." Triste sire, Stalker est également capable d'un phrasé lourd. "La paralysie affecterait plutôt le cerveau", écrit-il (p. 102) à propos de "la putain (qui) se vend au prix le plus bas qu'impose le marché" (p. 98), quand il pourrait s'agir d'une simple valeur boursière...

 

 

20/05/2008

Médite...

  
La personnalité jouit de la présence du Verbe, qui se nourrit de l'âme...

Quelle place - alors - pour l'esprit ? 

 

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07/05/2008

L'enfant et le troll (9)

 

 

565535133.3.jpg- Je la regarde encore.

- ...

- Je me sens carnassière, auprès de lèvres éphémères. Mon Dieu !, venez à mon secours - je suis ici très loin - n'ayant cependant plus souhaité me trouver là...

- Que s'était-il passé ? 

- L'horreur du vent, la flèche, sa mémoire avachie, un coeur - osé, ce choc - externe.

- Auriez-vous cru aimer ?

-  ...

Les regards se livrèrent aux hasards de l'eau, leurs muscles aiguisaient le souffle du Grand murmure de l'échine - nous serions les horizontaux... elle, ou son trône - bientôt, la rue... son corps a fui - en place du mien, à la place du nôtre - dans le prisme d'une image blanche, où - ce que je crois, tu veux - ce qu'elle verrait, j'entends - ce dont tu as joui - sera, par elle - nourri...

 

 

06/05/2008

Le premier remplace Dieu

 

207576605.jpgTout à fait catastrophique - antenne honorifique, recevant le facteur confiant sans vérité (confiance en vérité - un terme adjugé fantoche), cette petite fille avait pu servir d'appât - de fruit... une ascension rapide, puis - patatras ? Parcourir l'arbre de vie quand des corps se parlent endormis articulant leurs mots, qui entachèrent son corps. Du milieu de la vie - sentir, imaginer ce trait qui nous relèvera, tracé qui nous désunissait ? Un lent retard - hasard et querelle à ce point hautaine, faufilée parmi les veines - elle ne lâchera pas trois hommes de sa vie - phares ou luthiers. Le premier remplace Dieu, quand le second le devance, pour ce dernier - toi : l'héritier ? Elle sera attrapée, trahie, émancipée, un corps émasculé dans sa divinité - enfin dépossédée de la virginité antidatée par ses passions courantes, puissantes, ascendantes, ou aimantes.

 

 (p. 55)

 

L'enfant et le troll (8)

 
  

- Emplissez-vous d'amour... divinité de son plaisir - étreignez moi ! Vous recevez, je crois, les lettres que j'écrivais - que je postais - cinglante parole sirupeuse - en des mains douces - écartelant de l'eau, tous les passages - en ma lumière. 

- Vous pouvez caresser : je ne vais pas vous mordre !

- Votre foi... que sa mort entreverrait peu, la vision que je vis seule en vous - Jeune Ami, votre courage...

- Il est difficile de vous attraper : trop de vos paroles courtes - pas une veine secourable, mais ce désir... qui enchante !

- Comme les mots privés s'emportent - je veux aussi savoir que le plaisir ouvrira rien de leur décor antique, parce que... vous savez, nous savons - tandis qu'eux, ceux-là... - vraiment, sont.

 - Des lettres ? Regrettez-vous jamais la chaleur qu'entraîna votre fibre amoureuse ?, solide - du sien, qui s'offre à l'autre - le goût du soir, au joug de son petit matin - les doigts ronds de la carne pédestre, et le si beau - Coeur-Chien...

- Pauvre animal - il tambourine... tellement distrait : un sourire se retourne - vibrant, chaud, rouge, aérien... : "...ce grand vide doit disparaître !".

La gorge se découpe, quand le plaisir vrombit. Je suis l'homme - et son mâle - elle, se conduit ainsi : ferveur ouverte par le haut - que je pénètre, heureux, profondément - sa conque - en tête, grise des vents - la douceur, attachée - confiante en l'autre - son désir, vrai - ma vie... qui nous élance...


 

30/04/2008

L'enfant et le troll (7)

 

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 L'enfant Jésus (détail)

Fra Angelico 

 

 

L'enfant et le troll (6)

 

Baiser son coeur - à vif, en lécher des écumes, ouvrir à son corps blotti, de l'étroite flamme - habitée... les fines maîtresses... les célèbres oisives - de sa blessure au vent - rêvé, poli - de juste pièce, à l'urne - qui fend la presse, et puis - l'abîme ?

 

 

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Salut courtois...

 

954067602.jpgSalut, Marie, Dame sainte, Reine, sainte Mère de Dieu, vous êtes la Vierge devenue Église : choisie par le très saint Père du ciel, consacrée par lui comme un temple avec son Fils bien aimé et l'Esprit Paraclet  ; vous en qui fut et demeure toute plénitude de grâce et Celui qui est tout bien.

Salut, Palais de Dieu ! Salut, Tabernacle de Dieu ! Salut, Maison de Dieu ! Salut, Vêtement de Dieu ! Salut, Servante de Dieu ! Salut, Mère de Dieu !

Et salut à vous toutes, saintes Vertus, qui, par la grâce et l'illumination de l'Esprit Saint, êtes versées dans le cœur des fidèles, vous qui, d'infidèles que nous sommes, nous rendez fidèles à Dieu !

 

 

François d'Assise 

 

L'enfant et le troll (5)

 

- Je ne vois pas un fond - Jeune Ami... habiller de tissu ma peau d'une vraie cloque noire.

- Dois-je seulement vous conjurer d'y lire ?

- Le mal rendait profonde une parole de mal ancien : l'être.

- Participait-il de la différence ?

- Sans parler... harcelant autrui - intrusif.

- Mon sexe enjoint...

- Alors, va ! retrouve ta sente...

 

 

29/04/2008

Cappella della Porziuncola (Assisi)

 
     
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Il libro dell’anomalia o la trilogia anomala



Il libro dell’anomalia, redatto in prosa poetica, è il racconto di un salvataggio e diverrà, probabilmente, quello di un’evasione. Nella narrazione, mi sono rivolta a una persona chiamata Anomalia – di cui divento presto l’interprete, poiché, modellata dal suo isolamento, questa pratica un lingua strana... e ininterrotta.

Nel mio percorso di scrittura, raggiunge il mio personaggio – “dal presente al presente tramite il dono” – che le avrò fatto si me – di una donna – all’altra – o da un sentimento di perdizione alla certezza di una salvezza. Questo testo è la traduzione di un simbolismo forte, alla ricerca di una donna, virtuale ma vitale, tramite il superamento delle immagini – evocatore di ciò che separava Eva da Maria, e ancor di più di ciò che le unisce.
 
Questo libro recita un sistema di valori non stabiliti; facendo ciò, crea un vettore di luce interiore, atta alla salvaguardia della vita, con l’implicazione di morire a se stessi. Dovremmo prendere l’onda – sicuri che arrivati al largo – una terra ci avrebbe sorriso – da un’ennesima dimensione, ancora molto reale... Questo libretto, in volume, non è da cavalcare, essendo già un primo passo verso l’avvenire che si sceglie di fare insieme – nella solitudine della lettura.
 
La storia presente – al centro del libro dell’anomalia – racconta la vita, ancora condivisa, di un cuore che batte, e vile, la paura di considerarsi parlante, rivelandosi ricca di troppi atti mancati... Bastava tuttavia ascoltarsi, e volere ciò che qui fa la narratrice – dal principio alla fine stancata da un ricorso al linguaggio sterile, suscettibile di rinchiudere anime belle...
 
Lo stile ricorda una litania silenziosa, che si accontenta di immagini, nella ricerca di una bellezza passata che si mostrava – permettendo di esprimervisi. Risulta da questo libro una possibile lettura di ciò che sarebbe inscritto ‒ in una sorta di dialogo nell’intimo profondo, provando a passare in un’apertura alle parole presenti, così come nella necessità assoluta di trattarle come materia viva, ma seconda...
 
Il “libro” è dunque quello di Anomalia – ragazza resa al suo stato selvaggio, maltrattata – nella sua incapacità di rifiutare la parola dell’altro, con ciò che essa rappresenta della sua realtà sociale attraverso un prisma interiore…
 
Anomalia è il nome ricevuto, nel suo percorso coraggioso di riappropriazione di se stessa – piena, di ciò che si sente del suo desiderio del mondo, a causa dell’altro – che l’aspetta, travolge e fa infine rivivere, della credenza che essere anomala apre alla felicità dell’infinito – senza seppellire viva, ricoperta della vergogna di scemare in piedi, ma restituendo il suo cuore al suo dovere di bocca – questo storico di vita plurale, di ciascuno…
 
“Il mio libro si legge in un pieno, a partire dal vuoto – una sorta di roccia ossuta – o melodia...”
 
Attraverso il suo primo libro, la voce dell’anomalia si è aperta un varco – verso il largo delle sue altre parole. Il nuovo spazio orienta – ancora vergine – la sua ricerca di stile, mentre una poesia prodiga la struttura, e il nuovo supporto che la trasporta... Tutto è sempre permesso: una pienezza del bambino, dell’istante – riempie del suo felice seguito, poiché si avvicinava alla sua fine della ricerca navigabile, varcando l’orizzonte visibile del suo solo universo segreto. A mi-parcours apre la via delle parole al suo altro – grandezza naturale, il cui incontro si perfeziona Au milieu des chants...


Texte traduit en italien par Camilla Diez.
 

Le livre de l'anomalie ou la trilogie anomale

 

Le livre de l'anomalie, rédigé en prose poétique - est le récit d'un sauvetage et deviendra, sans doute - celui d'une évasion. Dans la narration, je me suis adressée à une personne nommée Anomalie - dont je me fais rapidement l'interprète, puisque - modelée par son isolement - celle-ci pratique une langue étrange... et ininterrompue.

Dans mon parcours d'écriture, je rejoins mon personnage - "du présent au présent par le don" - que je lui aurai fait de moi-même - d'une femme - à l'autre - ou d'un sentiment de perdition, à la certitude d'un salut. Ce texte est la traduction d'un symbolisme fort, en quête d'une femme - virtuelle, mais vitale, par le dépassement des images - évocateur de ce qui séparerait Eve, de Marie - et d'avantage de ce qui les unit.

Ce livre récite un système de valeurs non établies ; ce faisant, il crée un vecteur de lumière intérieure, apte à la sauvegarde de la vie, avec l'implication de mourir à soi-même. Il nous ferait prendre la vague - sûrs, qu'arrivés au large - une terre nous aurait souri - d'une énième dimension, encore bien réelle... Ce petit livre, en volume - n'est pas à chevaucher, étant déjà un premier pas, vers l'avenir que l'on choisit de faire ensemble - dans la solitude de la lecture.

L'histoire présente - au centre du livre de l'anomalie - raconte la vie, encore partagée - d'un coeur battant, et lâche - la peur de se considérer parlant s'avérant riche de trop d'actes manqués... Il suffisait pourtant de s'entendre, et de vouloir ce que ferait ici la narratrice - de bout en bout lassée par un recours au langage stérile susceptible d'enfermer de belles âmes...

Le style en appelle à une litanie silencieuse, se payant d'images, quêtant une beauté passée qui se donnait à voir - permettant de s'y exprimer. Il ressort de ce livre que l'on pourrait y lire ce qui serait inscrit - dans une sorte de dialogue au plus intime, trouvant à passer dans une ouverture aux mots présents - ainsi que la nécessité absolue de les traiter comme une matière vivante, mais seconde... 

Le "livre" est donc celui d'Anomalie - jeune fille rendue à son état sauvage, maltraitée - dans sa propre incapacité à refuser la parole de l'autre, avec ce qu'elle recouvre de sa réalité sociale à travers un prisme intérieur...

Anomalie est le prénom reçu, dans sa démarche courageuse de réappropriation d'elle-même - pleine, de ce qui s'entend de son désir du monde, à cause de l'autre - qui l'attend, bouscule et fait revivre enfin, de la croyance - qu'être anomale - ouvre au bonheur de l'infini - sans enterrer vivante, recouverte de la honte à diminuer debout, mais restituant son coeur à son devoir de bouche - cet historien de vie plurielle, à chacun...

"Mon livre se lit dans un plein, à partir du vide - une sorte de roche osseuse - ou mélodie...".

A travers son tout premier livre, la voix de l'anomalie s'est frayé un passage - vers un large de ses autres mots. Le nouvel espace oriente - encore vierge - sa recherche de style, tandis qu'une poésie prodigue la structure, et le support nouveau qui la transporte... Tout est toujours permis : une plénitude de l'enfant, de l'instant - emplit sa suite heureuse, puisqu'approchait sa fin de la quête navigable, franchissant l'horizon visible de son seul univers secret. A mi-parcours ouvre la voie des mots à son autre - grandeur nature, dont la rencontre se parachève Au milieu des chants...

 

 

Avanguardia (1) en français

  

Le rayon des nouveautés littéraires. En relation avec Paris.

 

 

Marie-Gabrielle Montant, Le livre de l’anomalie, cratères littéraires, Éditions du Cygne, Paris 2006, pp.73

Interview faite par Alessandro Cesareo.

 

Nous souhaiterions nous expliquer, relativement à l’incipit e l’explicit de cet intéressant et stimulant excursus dans la personnalité humaine que Marie-Gabrielle Montant a su nous donner, en cela aidée par la douce mélodie de la langue française et par l'extrême compétence avec laquelle elle-même a voulu introduire des termes décidément pregnants, avec le tangible effet de rendre compréhensible et agréable une matière raréfiée et fondue, comme l'est bien sûr celle de notre intériorité. Tenter donc de comprendre les caractères généraux de l'anomalie - d'après un arrière-plan littéraire, et culturel - nous a interpellés - contribuant à rendre la lecture et l'analyse de ce livre extrêmement engageantes.

  

Un livre – que j’aimais écrire, ressemblait à une terre creuse – sombre et entière, conduisant à l’enfer, d’être compris puis jugé fou. Le livre que je veux lire est le mien – une vague, parmi d’autres parcourue, aussi brièvement ou parfaitement qu’une femme, derrière un paravent blanc.

J’y confonds la virgule au timbre contigu, la lettre, manquant à l’union injurieuse de l’oubli et de l’ennui, à la fine pluie de pâtes tromboneuses et au plaisir béton. On ne s’y aime pas – s’y juge pas, et l’énergie qu’on s’y échange est suave et profonde.

Rien n’y a de prix que le cadre moral d’un code, personnel – où le silence sauve d’une question qui tue pour me faire entrer, seule, dans la matière.

 

Entrée en matière… une expression ravie - de ceux des vivants placés à l'Olympe, s'agissant ici d'un lieu de travail, gisant au fond d'un coffre-fort, où l'on se laisse et se retrouve, préservé, hors du temps, à l'abri de la matière, impénétrable, sans la volonté du possible dans la foi, et sans une expérience limitée à la parole, et au verbe éternel.

J'y fais passer cette chose qui ne vient pas de moi, mais qui est moi...

 

Marie-Gabrielle Montant, cit, p.5

 

 

1)- Marie-Gabrielle, penses-tu que ton intéressante réflexion "sur l'anomalie" puisse avoir une éventuelle suite dans une publication à venir ?

Avant tout, l'anomalie est un chant spontané, agréablement féminin. Mon nom de jeune fille est Chiesa et je me souviens d'avoir dit être de culture française. De fait, pourtant, je me sens profondément italienne, ce qui est pour moi une source de très grande douceur. Par conséquent, l'anomalie correspond - au moins pour moi - au trait de caractère qui me rapproche le plus d'une femme comme Antigone, allant jusqu'à rappeller aussi certains aspects de la Pithie.

A travers mes paroles écrites, en effet, je laisse entendre que cérébralité et sexualité, au lieu de s'opposer, peuvent aller jusqu'à célébrer d'authentiques noces, nous laissant ainsi libres de vivre à fond nos émotions : d'un état véritable de liberté intérieure dépend effectivement notre bien-être, de même que notre envie de l'avenir...

Il faut donc accepter de combattre pour dépasser son propre état d'âme. La beauté du monde, développée par notre silence, transforme alors à son tour les paroles en amour vécu...

Ce livre est, en substance, le résultat de l'usage que j'aurai fait d'une langue magique, pour pouvoir me rendre compte des transformations réalisées...

Dans le roman que je suis en train d'écrire maintenant, je voudrais donc reprendre le développement, et le faire de manière absolument symbolique, de thèmes du calibre de l'intériorité et de la sexualité. J'espère ne pas me tromper dans le choix de la géographie intérieure, parce que je pense que du degré de clarté de notre vision, ou de combien nous sommes vrais ou pas, dépend également notre cohésion sociale. Il y aurait beaucoup à faire, au niveau littéraire, pour aider les personnes à ne pas se perdre dans les voies virtuelles, qui peuvent éloigner de la réalité humaine, comme nous reconduire à une plénitude encore consciente d'elle-même.
 

2)- D'après toi, que pourrait faire l'une de tes contemporaines italiennes,  pour interpréter au mieux le sens "de l'anomalie" ?

Mon sentiment, ou mon intuition, me montrent l'importance d'une mystique sexuelle - au contraire d'une mystification du sexe... je voudrais, en effet, que notre corps nous aide à lire le parcours humain de notre âme - toujours vivante, et vécue. Je souhaiterais - en d'autres termes, que l'attraction amoureuse ne soit pas réduite à des besoins apparemment infantiles, parce que cela signifierait qu'il y serait manqué une seule parole... peu importe laquelle, mais une parole réellement sentie, qui nous dise comment faire pour être femmes - et mères - aussi dans un sens spirituel, et pas uniquement physique.

Je confie alors à la femme italienne qui m'est contemporaine une note que j'avais écrite pour des lecteurs français, juste avant de jeter cette bouteille à la mer, bouteille sur laquelle se lira "le livre de l'anomalie"... mais bouteille, réellement jetée à la mer ! En espérant, bien sûr, que la communauté humaine se laisse bientôt réveiller par l'urgente nécessité de prendre conscience de toutes ces réalités intérieures, choses qui d'abord nous appartiennent, nous rattachant précisément à ce qui se passe dans le monde actuel. J'espère encore que mon écriture, indépendamment d'une lecture qui s'en serait faite - orale, ou pas - est, et demeure accessible - pour une amie italienne, aussi en français...


Note de l'auteur à l'adresse de ses lecteurs.

 

Ce livre, rédigé en prose poétique - est le récit d'un sauvetage et deviendra, sans doute - celui d'une évasion.

Dans la narration, l'auteur(e) s'est adressée à une personne nommée Anomalie - dont elle se fait rapidement l'interprète, puisque modelée par son isolement, celle-ci pratique une langue étrange et ininterrompue...

Dans son parcours d'écriture, Marie-Gabrielle Montant rejoint son personnage - "du présent au présent par le don" qu'elle lui aura fait d'elle-même, d'une femme à l'autre - ou d'un sentiment de perdition, à la certitude d'un salut.

Ce texte est la traduction d'un symbolisme fort, en quête d'une femme virtuelle mais vitale, par le dépassement des images, évocateur de ce qui séparerait Eve, de Marie  et d'avantage de ce qui les unit.

 

Le livre de l'anomalie récite un système de valeurs non établies ; ce faisant, il crée un vecteur de lumière intérieure, apte à la sauvegarde de la vie - avec l'implication de  mourir à soi-même.

Il nous ferait prendre la vague, sûrs - qu'arrivés au large, une terre nous aurait souri - d'une énième dimension encore bien réelle.

Ce petit livre en volume n'est pas à chevaucher - étant déjà un premier pas vers l'avenir, que l'on choisit de faire ensemble - dans la solitude de la lecture. 
 

Marie-Gabrielle Montant, après avoir travaillé à Paris dans l'univers du spectacle de l'éphémère, s'est mariée, et est devenue la mère de quatre enfants - encore jeunes. Elle est par conséquent très sensible à la valeur de l'éducation et de la parole comme s'agissant d'éléments stabilisants de la vie, celle-ci étant elle-même dirigée par le mouvement et une ouverture continue au changement et à la croissance. Enfin, Marie-Gabrielle ressent le profond désir, de laisser - comme des cailloux blancs - les prises de conscience qui à plusieurs reprises ont caractérisé son histoire, même si, de celle-ci - ils ne diront pas tout...

 

www.editionsducygne.com

ISBN : 2-84924-015-X


Avanguardia (1) en italien

  

Lo scaffale delle novità librarie. In collegamento con Parigi.

 

 

Marie-Gabrielle Montant, Le livre de l’anomalie, cratères littéraires, Éditions du Cygne, Paris 2006, pp.73

Intervista fatta da Alessandro Cesareo.

 

Ovvero, per capirci meglio, rispettivamente l’incipit e l’explicit di questo interessante e stimolante excursus nella personalità umana che Marie Gabrielle Montant ha saputo donarci, in questo agevolata dalla dolce melodia della lingua francese e dall’estrema competenza con cui essa stessa ha voluto introdurre vocaboli decisamente pregnanti, con il tangibile effetto di rendere comprensibile e piacevole una materia rarefatta e sfumata quale è quella della nostra interiorità. Tentare dunque di capire i caratteri generali dell’anomalia in un interessante sfondo letterario e culturale ha contribuito a rendere la lettura e l’analisi di questo libro estremamente coinvolgenti.

 

Un livre – que j’aimais écrire, ressemblait à une terre creuse – sombre et entière, conduisant à l’enfer, d’être compris puis jugé fou. Le livre que je veux lire est le mien – une vague, parmi d’autres parcourue, aussi brièvement ou parfaitement qu’une femme, derrière un paravent blanc.

J’y confonds la virgule au timbre contigu, la lettre, manquant à l’union injurieuse de l’oubli et de l’ennui, à la fine pluie de pâtes tromboneuses et au plaisir béton. On ne s’y aime pas – s’y juge pas, et l’énergie qu’on s’y échange est suave et profonde.

Rien n’y a de prix que le cadre moral d’un code, personnel – où le silence sauve d’une question qui tue pour me faire entrer, seule, dans la matière.

 

Entrée en matière… une expression ravie - de ceux des vivants placés à l'Olympe, s'agissant ici d'un lieu de travail, gisant au fond d'un coffre-fort, où l'on se laisse et se retrouve, préservé, hors du temps, à l'abri de la matière, impénétrable, sans la volonté du possible dans la foi, et sans une expérience limitée à la parole, et au verbe éternel.

J'y fais passer cette chose qui ne vient pas de moi, mais qui est moi...

 

Marie-Gabrielle Montant, cit, p.5

 

 

1)- Maria-Gabriella, pensi che questa tua interessante riflessione "sull'anomalia" possa avere un eventuale seguito in una successiva pubblicazione?

Prima di tutto, l'anomalia è un canto spontaneo, gradevolmente femminile. Il mio cognome da nubile è Chiesa e ricordo di aver detto di essere di cultura francese. Di fatto, però, io mi sento profondamente italiana e questo è per me fonte di grande dolce dolcezza. Percio', l'anomalia  è  - almeno per me  - il tratto di carattere che mi avvicina di più ad una donna come Antigone,  oppure che ravvisa anche alcuni tratti della Pizia.

Attraverso le mie parole scritte, infatti, mi auguro che cerebralità e sessualità, anzichè opporsi, possano persino arrivare a celebrare un autentico connubio, così da lasciarci liberi di vivere a fondo le nostre emozioni : da un autentico stato di libertà interiore può infatti dipendere il nostro benessere, e così anche la voglia dell'avvenire...

Bisogna dunque accettare di combattere per oltrepassare il proprio stato d'animo. La bellezza del mondo, svolta tramite il nostro silenzio, trasforma a sua volta le parole in amore vissuto...

Questo libro è, in sostanza, il risultato dell'uso che avro' fatto io di una lingua magica, per potermi così accorgere delle trasformazioni realizzatesi...

Nel romanzo che sto scrivendo ora, pertanto, vorrei riprendere la trattazione, e farlo in maniera assolutamente simbolica,  di temi del calibro dell'interiorità e della sessualità. Spero di non sbagliare nella scelta della geografia interiore, perchè penso che dal grado di chiarezza della nostra  visione, ovvero da come siamo autentici, o no, dipende anche la  nostra coesione sociale. Ci sarebbe molto da fare, a livello letterario, per aiutare la gente a non perdersi nelle vie virtuali, che possono allontanarci dalla realtà umana, oppure ricondurci alla pienezza consapevole della stessa. 

2)- Che cosa ritieni possa fare - oggi - una donna italiana tua coetana per interpretare al meglio il senso "dell'anomalie" ?

Il mio sentimento, o la mia intuizione, mi mostrano l'importanza di una mistica sessuale - al contrario di una mistificazione del sesso... io vorrei, infatti, che il nostro corpo ci aiutasse a leggere il percorso umano della nostra anima - sempre viva e vissuta.  Vorrei, in altre parole, che l'attrazione amorosa non fosse  ridotta a bisogni apparentemente infantili, perchè in tal caso sarebbe mancata soltanto una parola... qualsiasi, pero' una parola davvero sentita, che ci dica come fare per essere donne, e madri - anche nel senso spirituale, oltre che corporale.            

Confido ora alla donna italiana mia coetana una nota scritta per lettori francesi prima di mettere questa bottiglia in mare, bottiglia sulla quale si leggerà le livre de l'anomalie... bottiglia davvero buttata al mare ! Sperando, è ovvio, che il popolo umano sia presto svegliato dall'urgente necessità di prendere coscienza di tutte queste realtà interiori, cose che sono prima di tutto nostre, proprio come accade in questo mondo attuale. Spero ancora che la mia scrittura,  a prescindere dal fatto che sia letta oralmente o no - sia e rimanga accessibile per un'amica italiana, anche in francese...


Note de l'auteur à l'adresse de ses lecteurs.

 

Ce livre, rédigé en prose poétique - est le récit d'un sauvetage et deviendra, sans doute - celui d'une évasion.

Dans la narration, l'auteur(e) s'est adressée à une personne nommée Anomalie - dont elle se fait rapidement l'interprète, puisque modelée par son isolement, celle-ci pratique une langue étrange et ininterrompue...

Dans son parcours d'écriture, Marie-Gabrielle Montant rejoint son personnage - "du présent au présent par le don" qu'elle lui aura fait d'elle-même, d'une femme à l'autre - ou d'un sentiment de perdition, à la certitude d'un salut.

Ce texte est la traduction d'un symbolisme fort, en quête d'une femme virtuelle mais vitale, par le dépassement des images, évocateur de ce qui séparerait Eve, de Marie  et d'avantage de ce qui les unit.

 

Le livre de l'anomalie récite un système de valeurs non établies ; ce faisant, il crée un vecteur de lumière intérieure, apte à la sauvegarde de la vie - avec l'implication de  mourir à soi-même.

Il nous ferait prendre la vague, sûrs - qu'arrivés au large, une terre nous aurait souri - d'une énième dimension encore bien réelle.

Ce petit livre en volume n'est pas à chevaucher - étant déjà un premier pas vers l'avenir, que l'on choisit de faire ensemble - dans la solitude de la lecture. 

 

 

 

Nota dell'autrice ai suoi lettori.

 

 

Questo libro, redatto in prosa poetica, è il racconto di un salvataggio e diventerà, probabilmente, quello di un' evasione. 

Nella storia, l'autrice si è rivolta ad una persona chiamata Anomalia, di cui si fa rapidamente l'interprete, poichè, modellata dal suo isolamento, questa si esprime in un linguaggio strano e ininterrotto.

Nel suo percorso di scrittura, Maria Gabriella Montant raggiunge il suo personaggio "dal presente al presente" attraverso il dono che le avrà fatto di se stessa, da donna a donna, oppure da un sentimento di perdizione alla certezza di una salvezza. 

Questo testo è la traduzione di un simbolismo forte, proteso alla ricerca di una donna virtuale ma vitale, posta al di là delle immagini, evocatrici di quanto separerebbe Eva da Maria, e ancor più, di quello che le unisce.

Il libro dell'anomalia, infatti, recita un sistema di valori non stabiliti e, nello stesso tempo, crea un vettore di luce interiore, custode e salvatore della vita, con l'implicazione di morire a se stesso. 

Ci farebbe dunque prendere l'onda, certi che, arrivati al largo, una terra ci avrebbe sorriso, di un'ennesima dimensione, ancora ben reale.

Questo piccolo libro non è da cavalcare, essendo già un primo passo verso l'avvenire che si sceglie di fare insieme, nella solitudine della lettura.

Maria-Gabriella Montant, dopo aver lavorato a Parigi nell'universo dello spettacolo effimero, si è sposata ed è diventa madre di quattro figli, ancora giovani. E percio' molto sensibile al valore dell'educazione e della parola come elementi stabilizzanti della vita, essendo questa stessa  sempre protesa nel movimento e nella continua apertura al cambiamento ed alla crescita. Infine, Maria-Gabriella avverte il profondo desiderio di lasciare come sassi bianchi le prese di coscienza che a più riprese hanno caratterizzato la sua storia, anche se di essa non diranno tutto...

 

www.editionsducygne.com

ISBN : 2-84924-015-X


Drageon

 

 

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Capacité d'aveuglement, de son approvisionnement - en vision, mon drageon recompose...  

 

 

L'enfant et le troll (4)

 

540212474.jpgComme une eau sable, de son temps - j'ai désiré ton corps d'albâtre... Tu disais : "j'ignore", parce qu'abusivement - le monde a confondu la fantaisie - ta langue, alors coupable de couvrir la terre, ou le nuage de procurer de l'ombre... Ta chair épaisse, mon corps s'éteint - le tien y vibre - le nôtre vient. Il est - du passager vertueux, le simple ancêtre : un bras s'étend...

  

 

L'enfant et le troll (3)

 

- Amour - transi, je sens ma peau durcir, son antre étroit - mon amour autre de l'ombre pure absente - besoin de ta voix...

- J'étais là - tendre, jamais ébloui.

- Votre jeunesse ne m'appartenait pas, vous étiez son enfant de l'infini, dont la présence aura suffi...

- Je délie votre langue, qui se fait longue et chaste, vous l'entendiez ? 

- Elle sera le trajet du coeur apeuré des paroles sacrées, vers toi...

- La vie seule ne s'appartient pas.

- Vous provoquiez déjà cela ?

- Oui, j'étais là - toujours...
 
- Parole facile, interdite - mots liés - parole onctueuse, soupir de joie, idées gradées - toucher léger... vous seriez un homme.
 
- Partir, servir - tiède...
 
- Mon enfant est tenace, il pèsera pour moi lourdement : otage félin, regarde en toi - plein de sa braise épaisse...
 
- Tu dis bientôt, n'importe quoi !
 
- Je saurai bien.
 
- Dureté de coeur, amabilité - désir sauvage - tout lui revient ?
 
- Les mots s'enchassent ! 
 
- Votre chair est fugace...
 
- Elle passe en toi !
 
- Tu es actif...
 
- Tu ne le voudrais pas !
 
- Ne t'en va pas...
 
- Notre enfant - toi et moi, ce silence et la scène - mon amour... mort ?

 

 

L'enfant et le troll (2)

 

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Il était une source jaillissante, de montagne - surgie prématurément d'un ensemble d'anneaux vibrants - quille, à terre - sursaut de l'amant rejoint, île du vent - qui parle, sussurre, attend - livre et prétend que je t'embrasse, déplace un peu tous les serments - fera que lui... attend, venu troubler - le coeur troué d'espoir marri... l'écho marin ?
 
 
 

L'enfant et le troll (1)

 

- Le troll s'est cru en droit d'obtenir de moi beaucoup de ce qui m'appartient, sans se montrer capable de voir ce que je lui avais donné...

- Cela est donc possible ?

- C'est bien que cela fut la loi du moins gentil.

- Et celle du plus fort ?

- Il ne la connait pas, mais il n'en sait pas d'autre...

- Vous a-t-il obéi ?

- Là n'est pas ma question.

- Alors je vais ciseler des ongles, et les unir aux miens, dans une cacophonie des plus inusitées : j'oserai étrangler dans la pudeur de fresnes, et vous condamnerez le goût charnu de mes autres lames...

- Vous verrez que vous aimez le soir - tendre étranger du fossoyeur de tombes...

- Je suis l'ombre d'un ange.

- Vous y seriez la peau ?

- Je hais les bavardages, que sont des oripeaux.

- Vous en tracez la garde... pauvre petit idiot !

- C'est que j'ai trop à faire ! Avec les oripeaux.

- Je connais mon sourire.

- Vous y seriez plus libre - qu'à cet instant précis, où je vous savais ronde...

- Vous y seriez la vie dont je serais féconde.

- Oui...

- Le plaisir assemblait mes larmes froides.

- Mon désir si intense, à vous communiquer mon texte...

- ...la cendre de vos yeux ?

 

 

(à suivre...)