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26/09/2007

Etreinte

"Sexe - outrage à l'amant, ouvrage de suie. Mon sexe indissociable, humble cordage au mirage qui trahit, vous m'encombrez de vers zébrés... je vous aime à présent. Vous m'aimez damnée. Malingre répétition de paons, cela - redîtes-le souvent, segment amical ! Vous croyez simplement, sans être jamais sûr. Je sais comment vous profitez de cet instant où j'entends. Je barre pour émietter face au vent, car je veux vous quitter, un temps. Solitude. Les mots simples et tranchants, je tremble et vous assure n'entendre pas vos murs... Je suis au masculin quand une colère m'étreint. Je crois que je n'arriverai pas à prendre la place qui mappartient. Il est si beau qu'il n'en fait pas souffrir... Le laisser au hasard ? Il est des mots qu'on étourdit... Des corps longs à s'éteindre... Si prompts à la saisie. C'est un livre très féministe assez bon... et redoutablement machiste, plutôt long."

 

(A mi-parcours, p. 40-41) 

 

 

Commentaires

"Je suis au masculin quand une colère m'étreint."
ça je l'ai remarqué quant à moi aussi.

Écrit par : . | 26/09/2007

Point... vous m'inspirez.

Écrit par : Marie Gabrielle | 26/09/2007

J'espère que c'est surtout la réflexion. Parce qu'autre chose sans une réflexion, c'est l'horreur absolue.

Écrit par : . | 27/09/2007

"Entendre les murs" de l'autre (l'autre sexe) jusqu'ici on pouvait croire que les murs avaient des oreilles, c'est plutôt rassurant de savoir qu'il n'en était rien. Je veux dire que l'absence d'oreilles aux murs évitait le sentiment hallucinatoire de persécution. Il ne reste plus qu'à trouer les murs délicatement, y apposer des portes tendres, des loquets plutôt que des serrures blindées, des fenêtres, des voilages et des vérandas,pour accueillir -de temps en temps- les ferveurs de l'autre, à la lumière d'un sofa de soie , une façon de soi consentante et réjouie... De l'Art du recevoir s'apprend à longueur de vie. Nos maisons sont nomades à l'interieur ? Notre sédentarité est refuge hibernatoire ?
Les murs n'en savent rien,ils sont muets aussi.

Écrit par : Mth P | 27/09/2007

Point > je suis d'accord - "au pif", ou à la louche... réflexion faite.

Je voulais dire par là mon besoin vital d'hiberner un peu, étant donné ma fonction, ou façon de fonctionner.
Et donc, vous m'inspiriez dans la présence réelle que vous habitez malgré tout, même sans blog "à vous".
Cela m'a aidé à trouver "ma" solution. Car la vie me réclame dans un temps réel qui s'organise à mal sans projet.
Je fais appel au pilotage automatique de Dame Nation (damned !), pour l'automne et l'hiver et pour l'ambiance, mais à la cigale dès le premier avril...

Cela sera le fruit d'une décision réfléchie.

Écrit par : Marie Gabrielle | 27/09/2007

Mth P > Je devrais rougir... et l'expression unique - "De l'Art de recevoir" me sauve.

Oui, j'ai sans doute le transfert à vivre. Un rêve datant d'hier m'a fait sentir la poids de la surface insurmontable de l'eau et la nécessité d'en revenir à... ce que tu décris - qui est le différentiel.

Merci... un jour nous boirons notre thé à la menthe avec du gâteau au yaourt où tu remplaces un sucre par une amande pillée le tout arrosé de qque bouchon d'eau de fleur...

Yes ?

Écrit par : Marie Gabrielle | 27/09/2007

Pour blanchir un peu le propos ,

de Georges BATAILLE à René CHAR ( Extrait de lettre) : L'écrivain ne change pas la nécessité d'assurer les subsistances, - et leur répartition entre les hommes, -il ne peut non plus nier la subordination à ces fins d'une fraction du temps disponible, mais il fixe lui-même les limites de la soumission, qui n'est pas moins nécessairement limitée qu'inéluctable. C'est en lui, c'est par lui que l'homme apprend qu'à jamais il demeure insaisissable, étant essentiellement imprévisible, et que la connaissance doit finalement se résoudre dans la simplicité de l'émotion. C'est en lui et par lui que l'existence est généralement ce que la fille est à l'homme qui la désire, qu'elle l'aime ou l'écarte, qu'elle lui apporte le plaisir ou le désespoir.

____

Georges Bataille, Lettre à René CHAR sur les incompatibilitén de l'écrivain, Fata Morgana,
2005, p.29-30

Écrit par : Mth P | 27/09/2007

"Il est un paradoxe étrange: Si l'on aperçoit la profonde absence d'issue, la profonde absence de but et de sens, alors-mais alors seulement-l'esprit libéré, nous abordons pratiquement, lucidement, les problèmes pratiques."

(Georges Bataille, Sur Nietzsche, p251,nrf)

Écrit par : . | 28/09/2007

Le matin
Aurait pu

Eclater
Comme une torpille.

[...]

Le matin
Est explorateur.

Il ne couvre
Que pour découvrir.

[...]

Le matin
Pousse la lumière

A s'étonner
De ce monde.

[...]

Le matin
Dit qu'il essaiera.

Tout
Ne sera pas tenu.

La fatigue
N'est pas de mise.


*

Je m'accrocherai,
Rumine le matin.

Je m'accrocherai
Tant que je pourrai.


-------------------

GUILLEVIC, Possibles futurs, nrf, Gallimard,2007.
p.64-65-69.

Écrit par : Mth P | 28/09/2007

Mthp > Ce que l'existence est à la fille ? insaisissable, comme ce savon mouillé : une toute première image...

Écrit par : Marie Gabrielle | 04/10/2007

. > Voilà un bien joli raccourci !

Je disais que la mort en pêche car le dialogue inscrit au fond de sa mémoire...

Écrit par : Marie Gabrielle | 04/10/2007

Mthp > Voici - pour moi, ce soir...

"Le matin
Pousse la lumière

A s'étonner
De ce monde."

Un éternel matin,

Écrit par : Marie Gabrielle | 04/10/2007