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12/03/2008

Cette poésie

 

Les automobiles passaient pavoisant sous des yeux impassibles, les miens, et les eaux indicibles de mes rumeurs passées comme des nuages en fumée, tout cela s'en allait : cible, pas cible, sensible et passible de riens...

Les sifflements, concaves, de leurs tambours remplissaient mes oreilles d'un liquide froid comme de la mort, présentée comme la maîtresse d'un autre, brune aux traits marqués, mais belle et désirable.

Cette poésie qui effleurait à mes lèvres engourdies, rappelant l'écume des vagues, la bave d'un chien enragé, que fallait-il en faire ? Un enfer facile à déchiffrer, à dénombrer, à nommer. Cet enfer pour moi avait un nom.

Antoine garçon enchantait mes nuits, quand il les fréquentait de ses orages pleins de grosse pluie : il faisait ruisseler mes pleurs d'un sage ennui. La mort alors était loin, et l'amour perdu en mer. J'étais libre d'explorer les étoiles lointaines, libre de rester, loin de lui, avec toi qui me perdais.