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  • Confort

     
    Confort fiévreux de l'intelligence...

    attendu qu'à ce dos de l'homme pur...

    sa pluie briserait en secret le courant que la lumière évide...

    réprouvant sa caresse puissante à ce premier baiser de pierre...

     

     

     La Terre est ronde - on naît d'accord.

     

     
     
    Envenimé, vos questions tranchantes sont-elles pensées ? Vous réduisez mon ventre à quelque vers rythmé par des larmes sanglantes… ponts ébroués - petits cadavres, hantés - valeureuses denrées acheminées - violées. Immunisées... Les cadences pleurées au sec à la froidure d'un bel été. Eternuées... mes mots, généreux : suis-je pauvre, sans eux ? Je te désire... météore juteux.  Ce silence est de mort - patient et vertueux. Fâchée - je suis pour deux... tu couplais, dans ton or la source de mes cieux… courageux petit corps qui combattait pour deux. Tu n'étais donc pas mort ? Insigne, et malheureux... déployant d'autres ports, avisant d'autres cieux - étranglant l’autre mort soumise à d'autres dieux. Chouette enceinte... au corps chaud de mes larmes, admiration d'une sérénissime déloyauté, mortelle sevrée : sourire anesthésié… aviez-vous des idées ?

     

  • Le Théâtre de l'Arc-en-Ciel

     

     

    Au théâtre, tout est sacré : la lumière, la parole, le public. Tout est signe, sym-bole. Dans les grandes choses comme dans les petites, dans les questionnements sur le destin de l'homme comme dans la mort du petit chat ; c'est l'inexpliqué, l'inexplicable qui nous est révélé... en fait, la poésie du monde.

     


    Au théâtre le spectateur est invité à goûter à sa propre sacralité. C'est lui-même qu'il reconnaît sur la scène, lui-même sous les multiples aspects de sa nature complexe. Par son talent et par son travail, l'acteur, en s'exposant, en se livrant à lui comme à son double, lui ouvre la porte de son mystère ; les aspérités, les infractuosités, les déficiences même de la nature sont la matière première indispensable à l'art dramatique : traversées par la lumière, elles révèlent l'ineffable grandeur de l'être humain.

     

     

     

    L'émotion véritable qui naît de cette prise de contact avec l'Infini est la seule quête du théâtre. C'est cette même émotion qui déclenche le rire, les frissons ou les larmes. Qu'il pleure, qu'il rie, qu'il dorme, qu'il prie, qu'il souffre, l'homme n'est-il pas toujours le même ? Sa véritable grandeur, c'est dans quelqu'état qu'il se trouve de se laisser regarder, sauver par le regard d'un autre.