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02/03/2007

Le Théâtre de l'Arc-en-Ciel

 

Au théâtre, tout est sacré : la lumière, la parole, le public. Tout est signe, sym-bole. Dans les grandes choses comme dans les petites, dans les questionnements sur le destin de l'homme comme dans la mort du petit chat ; c'est l'inexpliqué, l'inexplicable qui nous est révélé... en fait, la poésie du monde.


Au théâtre le spectateur est invité à goûter à sa propre sacralité. C'est lui-même qu'il reconnaît sur la scène, lui-même sous les multiples aspects de sa nature complexe. Par son talent et par son travail, l'acteur, en s'exposant, en se livrant à lui comme à son double, lui ouvre la porte de son mystère ; les aspérités, les infractuosités, les déficiences même de la nature sont la matière première indispensable à l'art dramatique : traversées par la lumière, elles révèlent l'ineffable grandeur de l'être humain.

 

L'émotion véritable qui naît de cette prise de contact avec l'Infini est la seule quête du théâtre. C'est cette même émotion qui déclenche le rire, les frissons ou les larmes. Qu'il pleure, qu'il rie, qu'il dorme, qu'il prie, qu'il souffre, l'homme n'est-il pas toujours le même ? Sa véritable grandeur, c'est dans quelqu'état qu'il se trouve de se laisser regarder, sauver par le regard d'un autre.

Commentaires

La troupe que j'ai rencontrée à 20 ans ne sait faire que du travail humain (c'est mon plus beau compliment). Je ressens le don de son travail de scène comme un fruit venu de loin - d'une portée bien longue...

Je remercie profondément de ce nouveau texte d'introduction, qui correspond si réellement à ce que j'ai ressenti en découvrant ces talents d'acteurs pédagogues, de même qu'à ce que je vis aujourd'hui - un aujourd'hui de blogosphère aussi.

Allez voir... même silencieux (en lien, en invite).

Écrit par : Marie Gabrielle | 02/03/2007