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02/03/2007

Confort

 
Confort fiévreux de l'intelligence...

attendu qu'à ce dos de l'homme pur...

sa pluie briserait en secret le courant que la lumière évide...

réprouvant sa caresse puissante à ce premier baiser de pierre...

 

 

 La Terre est ronde - on naît d'accord.

 

 
 
Envenimé, vos questions tranchantes sont-elles pensées ? Vous réduisez mon ventre à quelque vers rythmé par des larmes sanglantes… ponts ébroués - petits cadavres, hantés - valeureuses denrées acheminées - violées. Immunisées... Les cadences pleurées au sec à la froidure d'un bel été. Eternuées... mes mots, généreux : suis-je pauvre, sans eux ? Je te désire... météore juteux.  Ce silence est de mort - patient et vertueux. Fâchée - je suis pour deux... tu couplais, dans ton or la source de mes cieux… courageux petit corps qui combattait pour deux. Tu n'étais donc pas mort ? Insigne, et malheureux... déployant d'autres ports, avisant d'autres cieux - étranglant l’autre mort soumise à d'autres dieux. Chouette enceinte... au corps chaud de mes larmes, admiration d'une sérénissime déloyauté, mortelle sevrée : sourire anesthésié… aviez-vous des idées ?

 

Commentaires

Ronde, la terre et le reste. 20 ans d'accoutumance à la liberté, c'est pas rien.
Une découverte au hasard en cliquant chez Cat! Vous savez écrire.

Écrit par : Marc | 03/03/2007

Bonjour Marie,

"Vous réduisez mon ventre à quelque vers..."
Je trouve cette phrase très belle et très évocatrice.
Le pouvoir du mot supplanterait-il la réalité?
Je blogue,
tu blogues,
il blogue,
etc...
Le Je à travers l'élégance des formes ne trahit-il pas bien autre chose?
Je m'interroge...

Écrit par : Christophe | 03/03/2007

Marc > Je suis alors bienheureuse, et vous remercie de ces mots - dorés, pour moi...

Je vous vois - moi aussi - depuis longtemps... pianotant sur vos enquêtes, et n'osant pas.

Aujourd'hui, le temps - encore - ici va manquer (beaucoup trop de choses à faire et à penser)... mais je crois qu'au plus tard à ce bon mois de Mai, j'aurai passé chez vous, ou bien... que je m'y trouverai ?

A bientôt, donc !

Écrit par : Marie Gabrielle | 06/03/2007

Mon Dieu, Christophe... c'est de la broderie !

Oui... "à quelque vers" RYTHMé. J'ai beaucoup appris du rythme, en poésie, et de la prudence aussi - adoptée - face à la rime, que je dis centrée (mais pourquoi ?).

L'élégance des formes littéraires sauvent du mot. Le pouvoir du mot n'existe pas sans la magie... dont je vous suis redevable, vous le savez.

Ainsi, ris-je... de la beauté d'un sot, tandis qu'un sire errige - le beau ? Je - joue gratuitement avec les mots.

Le pouvoir du mot n'est pas ; un mot - s'il n'est pas magique - s'en trouve, autrement clos... Ne le pensez-vous pas ?

Écrit par : Marie Gabrielle | 06/03/2007