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16/10/2007

Epilogue

 

    "Le miroir est en vie un mot qui ne s’efface pas… On s’adressait ou pas à des étrangers… L’entrée s’est trouvée là… au milieu des chants – une ouverture en net à cet ailleurs personnifié qui m’a fait vous parler... Les mots sont encore ceux des condamnés… Une parole était, aura été, ou sera née de la plume toujours mobile de l’auteur en quête des vies du personnage qu’il ou elle a aimé... Je sensibilise entière la corolle d’une gamme vivace, quand j’en épie l’espace du propre souvenir... Quelle est donc cette voix qui m'appelle et se troue ?

    Je n'avais pas connu la voix qui dit que tu es quelqu'un d'autre en moi - refusant toujours à ma loi d'entrer chez toi en moi. Homme de peu de foi disparu de la voie tendre et blanche et toujours inconnue - vécue, la retenue pauvre en amour du leur, et du sien vivant des mots qui surent idéalement venus les secrets de l'ascèse au silence de mue - grand cadeau... tu m'as oubliée... Cela c'est toi que je connais, et peux rencontrer. Quelle est cette matière - que je peux rencontrer ? Est-il mort ? Pourquoi est-il mort ? Si je les tuais, je mourais avec douleur contraire à lâcheté, mais douceur éphémère... La tension n'est pas la mort : le fait de sombrer ou de tomber - si. Sept pensées. Sept enchaînements.... Et la mer !

    Sans donner la vie donner la mort, donner sa vie sans la mort. Je n'avais pas envie de cela, mais d'un autre à l'autonomie d'un sens en plastique vaine du manche qui sait avant le bien - le mal et l'autre bien... Qui voit le mal - en bien fondant l'air musicien, car la tristesse oblige. Et le matin ?

     Je sais, tu n'aimes pas les vers... Penses-tu donc en moi que tout va de travers ? A fuir mes petits pas où le néant s'est montré sûr - à dérober mon corps à la joie tienne qui ne s'y entend pas. Ce livre est impie ? Un rire, étrange : ma vie, ton livre, le songe de la vie qui se répète - oui. Je t’aime infiniment paysage aux otages impartiaux d’un autre horizon d’homme nu parce qu’il est beau… Un rire éclate et mille morceaux de suite : Errante. Apprends-moi… Prends-moi… Rends-moi…

    Nous n'étions pas parfaits et nous fichions de l’être. Pourquoi se disait-on qu’il n’y avait pas d’histoire ? Saisis ton temps précieux, puisqu'en ne l'ayant plus c'est que ta mort sera venue... Tandis qu’un rouleau blanc de mer arriverait sur toi obligeant à plonger sous la dentelle une pratique indemne à l'abri de mon souvenir - j'épargnerais du rêve... Ainsi, quand la question posée serait la vocation de tuer, je répondrais tantôt par cette défiguration soudaine. Culture douce de l'âge - ma tendresse exprimera encore le moins fragile et le plus vrai, adaptation lucide au support de couronne qualifiant de ce mot l'autre réalité : un seul me touche... et tous ont froid. Vous traversiez l'épaisseur de mes pensées mais votre musique absentait.

    Je crois à ce simple miroir, pas au forum, car il empêche le temps de se flétrir, de s’oublier à son effet jouissif de la déduction ; ce sont nos chairs qui lissent ambres du jour osé… La mer a des rondeurs viriles.

   Tout bien considéré la colonisation de planètes d'eau, les nouvelles dimensions attribuables à l'esprit patriote, ouvrent au vaste espace dont la toile infinie a servi de passerelle conduisant à l'espace interplanétaire par la mort cruellement défiée : une intelligence vive conservée dans un dialogue sauf ? Nous sommes en train de faire l’amour, nous faisons l’amour, nous nous aimons..."

 

 

 

Commentaires

"...Vous traversiez mes pensées, mais votre musique m'absentait"! J'aime!

Relu avant hier "le livre de l'anomalie". Langue singulière trempée dans les flammes liquides du subversif.

Écrit par : Bona | 21/10/2007

Bona, je suis si heureuse de te retrouver... accessible ici, en direct dans l'au-delà de mes écrits-lus de l'été ; tu vois comme il m'arrive aussi de m'y approprier...

Je me permets de corriger : "mais votre musique absentait.".

Encore une fois, tu plonges ton imaginaire dans ce que je devine pouvoir être et faire notre materia prima. Une géographie ambiante, imminente... et truculente - un mot qui te correspondra si bien...

En attendant, tu m'aides à freiner la monture, simplement par la voix d'un courage chaud. Me reparler du Livre de l'anomalie, au stade circulaire où j'en suis de la lecture en phase triangulaire de mes bouquins.

Et je te remercie de formuler pour moi, si bien, si vrai, si tout et rien de ce support et la langue structurante de mes pensées - émanant le témoignage et supposant l'amour...

Bref, tu sais combien je souhaite la rencontre de nos écrits. Je veux dire de ces flammes solidement tissées par nos dents ou nos os en culture.

Je t'embrasse en espérance,

Écrit par : Marie Gabrielle | 22/10/2007

"Je t'embrasse en espérance" je suis jaloux de tes phrases, et j'aimerais bien en faire miennes de temps à autre.
Oui, rencontre transversale, frottement de dentelles des mots, maille contre maille, rencontres de nos écrits, de nos cris, douceur de soi!

Bonne journée!
Bona

Écrit par : Bona | 22/10/2007

Bonne journée, Bona...

Écrit par : Marie Gabrielle | 22/10/2007

A tous avant mon départ en retraite (ha, ha, ha) : a priori l'épilogue est bon, corrigé (jusqu'à aujourd'hui en cours) - définitif. Il s'agit d'un simple début.

On "oublie" donc l'article "Introduction". Il ne court plus.

J'offrirai à votre lecture progressive de nouvelles petites pages, lorque je serai un peu rétablie (à plat), avec moins de boulot par-dessus la tête.

Bien à vous, que je lis souvent avec tant de plaisir...

Écrit par : Marie Gabrielle | 23/10/2007