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13/03/2008

Son pas

 

L'entrée avait été condamnée. Nous faisions le tour pour atteindre la porte principale - que j'imaginais volontiers. Mais des sandales trop ouvertes devaient la gêner. Puisqu'elle ralentissait la marche, je lui dis de les enlever... Elle ne voulut pas - prétextant qu'elle aurait mal. Je la saisis par le bras pour la faire céder...

Elle aurait du comprendre que ses pas, dans mon dos - me rendaient obsessionnel, maladif, et invivable !

Son pas - qui s'enfonçant dans l'épaisseur du gravier, ne lui laissait qu'une chance sur deux de tomber et de se relever - avec la marque d'un caillou denté qui n'aurait pas percé la chair, mais néanmoins - aurait laissé perler le sang...

Cette idée sans image à toucher m'était insupportable !

Le sable, clandestin d'une semelle de cuir - le sable... provoquait une sensatoin aussi désagréable au pied qu'à la bouche qui a faim. Il m'obsédait me laissant vide, comme cette poupée de cire - qu'elle allait garder toujours avec elle - sa robe en adhésif flottant comme un drapeau...

Je lui dis qu'elle pouvait partir, que je ne voulais plus d'elle. Elle me laissa seul.

J'entendis des sanglots, tandis qu'elle - érosive, repassait l'angle... Je courus après des cheveux nauséabonds, pour empoigner une tête : si seulement elle avait pu lâcher ce masque ! Elle résistait, encore et de trop. Alors, j'ai coupé la tête, comme on taille un rosier - par nécessité.