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24.11.2006
Désir
...fil à reculer... encombré des mains divinisées... au grand air à l'amour de spiralle... un doigt venin... banni... langue éventée - défaite... tendresse accompagnée... désir de toit... usant... habité... rencontré aimé... réparé rejoué... désir enfanté... lavé... chauffé... désirant... intégré...
Mon Amour.
Mon Enfant.
Mon Dieu.
Je suis.
Eux.
13:55 Publié dans A mi-parcours | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie
Commentaires
ces triptyques sont très prenants
le premier me dit le tourbillon
l'habit tua tion des jours et des nuits
du désir
le second
dans sa forme même est flamme
et ce je suis (être ou suivre?)
dans le dernier les É qui scellent la plupart des vers sonnent comme un appel
j'aime beaucoup la phrase " et j'attends que nous nous attendions carcasses"
un ser (re )ment du tout le corps en dessus en dessous jusqu'en ce lieu ou la peau ne cache plus rien des sentiments
en ce lieu tout au fond qui est à la fois eau lente et ravins.
Ecrit par : Viviane | 24.11.2006
La section en violet me semble familière. j'entends.
Les remparts désirés me ramènent à Avignon. A la lecture ,je suis dans la situation d'un accord suspendu que n'entoure aucune tierce.
N'y a t'il pas un risque schizophrénique dans la section vert bouteille ? Un risque de silence stuporeux ?
Dans tous les sens du terme: une écriture sans sujet ?
Je cherche un pôle, un amer, un nom...
Ecrit par : koan | 24.11.2006
Bonjour Viviane, et pardon de ne répondre qu'un lundi, mais je tâche actuellement d'adopter une discipline qui permette à ma famille de vivre heureusement ma présence sur la Blogosphère - pour mon bonheur... aussi, et ne "blogue" pas pendant le week-end.
Moi aussi, j'aime cette phrase, que j'ai (un peu) modifiée par rapport à sa version première (en ajoutant le trait d'union...).
Je vous remercie bcp de votre ressenti sur le "je suis", qui m'a vraiment apporté, profondément...
Enfin, j'aime votre poésie et me suis trouvée heureuse de ce petit bout de tissu - de couleur... que vous auriez accroché à ma vieille branche, ici, en passant.
Merci - et, à bientôt !
Ecrit par : Marie Gabrielle | 27.11.2006
Merci Koan... je ne peux rien ajouter. Merci de me permettre d'entendre ma voix.
A bientôt ici ou ailleurs, pour que notre chaleur soit humaine...
Ecrit par : Marie Gabrielle | 27.11.2006


