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09/11/2006

L'abus du maître

  
L'abus du maître

met à l'envers ce corps.

Tu sieds, tu ne sais pas.

Tu dois, ne le dis pas.

La blessure est ce qui te sauve d'un nouvel aurevoir.

Je sais où dans ton coeur puiser la dime faisant régner l'erreur,

dirait-il, magnanime - le maître en foi !

Seul, est un maître nu,

cratère de mue sans âge

sevrage de nos rues...

 

 

A la question qui suis-je je répondais comment il servirait de le savoir sans connaître mon nom...

Grande paresse de qui s'en est allé quêter l'Amour...

Passer par le plaisir pour accéder à l'être...

Commencer d'écrire un poème à travailler, en traduire les idées maîtresses...

 

 

Plus besoin de coussins, ni de parade, la porte refermée, il cède là où l’appréhension physique masquait la peur plus spirituelle : sa nature…  Embrasse-moi, emmène-moi - embrasse-moi - aux mains sales - écoeurée, l’amour brassé, regard poilu, sourcil félin exorbité de singe, désir moribond -  meurtrière - vague et trépas anguleux blasphémant tes pas... Ne m’oblige pas, mais sauve-toi : ils viendront protéger ton souffle... Il ne voit pas. J’oublie, face à l’amplitude couvrant gêne bourgeoise et vers éjaculés quadrillés des faits mal armés de notre courage des mots malhonnêtes. Ouvrage catin, experte en lendemains de  femmes assorties utérines : paradoxal, amical, oral, peureux, moral - amour au féminin désireux du lien. Plus bas : au romarin épris de repentir : « reviens, reviens, demain… ». Cet amour - au pré des verbes mensongers épargnait le regard sulfureux du seul amoureux combattant l’heure duelle - d’une plainte et sosie - chantant, quand vous parlementiez - riant, quand vous émerveilliez, égoïstement travestie… sa maison faille au plébiscite.  

20:55 Publié dans A mi-parcours | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : poésie

Commentaires

"Sevrage de nos rues.." , parrain conséquent mais visible..

Écrit par : Mastic | 08/11/2006

Seul et nu,
le maître sans mue
perdu aux cratères de l'absence ...

merci
cat

Écrit par : cat | 14/11/2006

"Les grandeurs d'or" ? Mais c'est l'aurore, MG ! Bonne journée à vous.

Écrit par : koan | 14/11/2006

Esclave est le maître lié à la quête de l'esclave.

A la seule sa solitude
Etoile jetée
dans le grand cercle du retour .

Écrit par : | 14/11/2006

Hoctus est Mort, Vive Hoctus !

Écrit par : Tzara2stra | 14/11/2006

Cat > Un mot de vous, Cat, un seul...
Merci...

Écrit par : Marie Gabrielle | 14/11/2006

Koan, je ne suis pas d'accord du tout avec vous. Les grandeurs d'or fondent certainement aussi la durée ! Peut-être l'auriez-vous signifié (je vais aller vous relire) ? Je ne suis pas du tout fâchée.

Écrit par : Marie Gabrielle | 14/11/2006

Anonoyme > "Etoile jetée dans le grand cercle du retour" : quelle belle image ! On jette le gant... pour un instant, on crache, au ring... et puis, l'on se sourit, heureux, si heureux...

Écrit par : Marie Gabrielle | 14/11/2006

Hoctus est mort ? ciel, quelle horreur... C'est un vrai plaisir de ne rien comprendre comme je le fais, les choses passent, se dissolvent, les billets volent-vont-viennent, on dirait une scène de ménage sous un crâne...Je vais vous faire un aveu : Je ne comprends rien, ou si peu, y compris les commentaires, tout cela est si...poreux (?) Est-ce la condition normale du poète que de devoir vivre dans le mystère et le clair-obscur de sous-entendus gigognes qui se répondent sous des voutes trop vastes ? Dîtes-le moi, ce me sera la confirmation une fois pour toute que décidément, je n'ai rien d'un poète.
Au fait, Hoctus comment ?

Écrit par : koan | 14/11/2006

NOTA A L'ATTENTION DES NOUVEAUX COMMENTATEURS/LECTEURS : la troisième couleur de l'article a été introduite aujourd'hui : les comm. ci-dessus en sont le préalable...
Merci de votre écoute compréhensive...

Écrit par : Marie Gabrielle | 15/11/2006

Joie ! Je continue à ne rien comprendre ! Je suis par conséquent obligé de vous faire confiance...

Écrit par : koan | 15/11/2006

C'est bien ce que je disais...

Écrit par : koan | 15/11/2006

...vous m'faites p,peur, Koan... mais je suis (bien) heureuse de vous savoir avec môa, dans le reflux des mots (- en bois ?!)...

Écrit par : Marie Ga | 15/11/2006

J'entends bien là langue de bois rejetée d'un naufrage ...

Écrit par : | 15/11/2006

Vous avez peur de quoi ? Quel naufrage ? Quelle langue de bois ? d'habitude, ce sont les jmabes de bois qui sont rejettées lors d'un naufrage !!! Mon Dieu, quel KO... je n'y pige que couic...:)))
Sérieusement, la poésie ne consiste pas pour moi en jeux de mots ou en inventaires, mais en transmissions de perceptions affinées...

Écrit par : koan | 15/11/2006

Koan> c'est ici le cas, grâce aux lumières d'anonyme,, auquel va bien sûr toute ma reconnaissance...

Au "manège" le cheval pouvait se demander qui de son maître ou de sa jeune carcasse avait dominé l'autre bout de la corde...

Ici, où nous étant trouvés avoir amerri, la question était certainement toute autre...

(Proseguiamo, con la poesia dantesca, caro Koan...

Écrit par : Marie Gabrielle | 15/11/2006

Io sono tropo emotionoticato cara Maria-Gabriella...

Écrit par : koan | 15/11/2006

Si, Tesoro, facciamola breve... THE END ?!

Écrit par : Marie Gabrielle | 15/11/2006

Aussitôt dit, aussitôt fée...

Écrit par : Mastic | 15/11/2006

Je m'y perd à partir de "désir moribond", si le début me semblait une scène d'amour, je ne vois plus très bien sur quoi elle enchaîne. Une forme de violence ?

Écrit par : koan | 15/11/2006

oh, non ! koan, le désir est vraiment moribond, étant celui qui s'est éprouvé pour "le seul amoureux" ; quant à la meurtrière, il s'agit bien de cette petite fenêtre en fente... rien à voir avec un meurtre, donc.
Pourquoi moribond est donc la question.

Écrit par : Marie Gabrielle | 15/11/2006

langue orpheline d'un désir qu'un naufrage lui arracha . Mais nommer ce naufrage ...

Écrit par : | 15/11/2006

Et parmi ses différentes formes et expresisons il y a le désir pour...

Écrit par : koan | 15/11/2006

merci anonyme pour vos paroles de baume...

mais nommer ce naufrage ? J'ai écrit cette série de textes (à paraître en orangé, sur ce blog) il y a plus d'un an, tandis que je "raccrochais" professionnellement, post philosophe... avec le "choc en retour" d'une trop longue absence, sur le terrain.

Ces textes sont paradoxalement le fruit de cette démarche d'engagement.

Cependant, il est vrai que je me fiche totalement de savoir si j'ai confondu amour (pour) et désir (de ?).

Ainsi, avais-je pour refuge parisien, dans le temps - à faire ici écho, le Musée de Cluny, "autour" du tableau V de la (tapisserie de la ) Dame à la Licorne intitulé : "A mon seul Désir".

Parfois, il suffit de savoir qu'une oeuvre véritable existe.. pour contourner le lieu du naufrage.

Écrit par : Marie Gabrielle | 15/11/2006

Merci Koan, j'écrivais tandis que vous transmettiez votre comm.

Écrit par : Marie Gabrielle | 15/11/2006

Apollon pour vous sauverait Dionysos ?

Écrit par : | 15/11/2006

Marie gabrielle, c'est vrai, s'exprimer par un langage poétique
quand on est philosophe, c'est une forme d'hérésie ! Mais ma foi, du moment que ça fonctionne...Votre phrase (si vous permettez, c'est içi un retour de béotien, et non une "critique") a un je ne sais quoi de syncopé qui trahit un désir de rigueur (exactitude ?)
mêlé à un désir de se lâcher la bride. Je dis cela à postériori.
J'ai de mon coté un souci avec la fluidité. Un souci de transport musical. Je butte sur les mots exacts, je prends mon essor dans une inexactitude, à condition qu'elle soit rythmique. C'est étonnant de voir combien est riche la créativité des hommes ! C'est cela qui me laisse pantois, toutes ces variantes, ces chamarures de l'expression d'un être à l'autre.. Vous ne trouvez pas cela merveilleux ? Qu'à t'on à faire du compa- ratif ? Laissons les voix aller leur voie et les pensées cheminer.
Je vous laisse, j'ai suffisament envahi votre espace comme cela.

Écrit par : koan | 15/11/2006

> vous signifiez le désir d'aimer ou désir pour celui qui est aimé ?

Alors, oui, mais sans établir de rapport avec des dieux qui ne me soient inconnus...

Écrit par : Marie Gabrielle | 15/11/2006

...oh que non, koan ! Vos paroles ne trouveront pas ici à s'oublier...
Bonne soirée à vous, et merci de la visite.

Écrit par : Marie Gabrielle | 15/11/2006

Non je pensais à la consolation par l'esthétisme (ce que j'ai cru lire dans votre com) du naufragé du désir . Le désir est toujours désir d'un autre, non ?

Écrit par : | 15/11/2006

> vous a-t-on déjà dit que vous étiez amoureux de l'amour ?

Je sais que ce n'est pas agréable à entendre, et c'est pourquoi je vous pose la question. Non pas pour vous faire mal, et cherchant pas non plus à vous déplaire.

Écrit par : Marie Gabrielle | 15/11/2006

Oui . On m'a déjà dit que je n'aimais que moi, et, quand je cherchais à répondre à tant d'énormité assénée On ajoutait que j'étais de mauvaise foi !

Écrit par : | 16/11/2006

Il n'y a pas de naufrage si quelquepart , à l'insu même, ( et c'est le centre du mystère) le désir est relayé par quelqu'un à son oeuvre .

Écrit par : | 16/11/2006

Le désir est une extension de soi, l'amour un extension de l'autre en soi, et lorsque ces deux marchent ensembles, je le dis tout net: slurp ! J'ai déjà dis à la suite d'une expérience spirituelle indicible : "Je suis éperduement amoureux de l'amour" oui. Mais cet amour n'était pas de ce monde; est-ce que ça vaut quand même ?

Écrit par : koan | 16/11/2006

Je ne vous entends pas toujours Koan . Là par exemple je ne vous entends pas .

Écrit par : | 16/11/2006

Salut Koan, j'ai grignoté votre comm., détournant même les yeux, pour que ça n'aille pas trop vite. (Le temps du mouvement, du détour).
Je vous écrirai plus tard mon point de vue (si je le trouve). J'ai besoin que "ça" fasse son chemin.
ps, remarquable effet surprise...

Écrit par : Marie Gabrielle | 16/11/2006

Anonyme : merci pour votre grande sincérité, qui accrédite complètement votre dire. Il rend la situation plus simplement intelligente. Merci... à vous.

Écrit par : Marie Gabrielle | 16/11/2006

Dans le désir, il y a une part (me semble t'il !!!) d'inflation du moi qui souhaite s'accroître en possédant l'autre, en s'étendant jusqu'à l'autre. L'amour (me semble t-il !!!) est le désir au contraire d'amener l'autre en soi, à se laisser envahir pas lui, à l'embrasser au sens de la saisie qui cherche à se l'incorporer.
C'est très maladroit... désolé...Cependant, si ces deux mouvements coincident à la fois dans les deux personnes, quel amour ce ne sera pas ! Vous voyez ce que je veux dire ?
Quant à l'expérience spirituelle à laquelle je fais allusion, les mots n'existent pas, il est donc vain de s'étendre là-dessus...

Écrit par : koan | 16/11/2006

Merci Koan. Ceci est un "conseil de l'ami", sans plus la connotation à l'incisive ultra bright, et pas non plus celle du clan des loups du père adoptif de Mowgli, et encore moins du Carpe Diem au Cercle des Poètes disparus. Non, il s'agirait plutôt sans doute de la nébuleuse atmosphérique qui jusqu'à présent les avait tous en son sein vaporeux réunis...

Un conseil de l'ami pluriel, donc au rapport attisant les regards - sachant du bout d'une pointe y servir un met (et non ce mais qui tue bien souvent).

Vous savez dresser des paysages, (je connais bien vos sites), et maintenant vous révélez un talent à les faire correspondre avec nos expériences humaines, les rattacher, éclairant et donnant la vie. C'est mon sentiment. (!!!)

En d'autre termes, il me semble que vous avez ramené et "reporté" quelque chose de votre expérience, à nous transmettre, pour notre plus grand plaisir...*

Briser cette harmonie serait-il d'iavoir introduit la confusion (désir/amour) en donnée objective, alors qu'elle ne serait que la manifestation d'un flux et reflux on ne peut plus naturels un peu à la façon d'un métronome, et de ce "à la une, à la deux à la trois", ou de ce nez que l'on pince pour plonger ?

Voyez Koan, je suis peut-être maladroite.

Écrit par : Marie Gabrielle | 16/11/2006

Koan > perso, j'aurais bien compris une saisie de texte, et dans la prise, j'aurais bien vu la petite bande de mosaïques vertes que l'on attend de voir courir quand on espère que notre comm. va passer...
Testez, voir... faîtes cela pur nous.

Écrit par : Marie Gabrielle | 16/11/2006

Koan > Je le fais moi d'abord.... avant de boire mon café, tranquille. Je vous souhaite un bon post méridien, sincèrement...
mg

Écrit par : Marie Gabrielle | 16/11/2006

...à vrai dire, je cherchais à montrer plus qu'à dire. Sans trop de souci de concision. mais se laisser aimer oui, c'est encore une façon d'aimer l'autre, sans aucun doute.
Ce thème de l'amour est inépuisable... Si ce n'était pas le cas, depuis le temps, ça se saurait !
"La nébuleuse atmosphérique qui réunit tous dans son sein vaporeux " (dans sa chaleur ? ) ... l'Amour Majuscule... C'est la vie même ! Je n'ai qu'un mot à dire : Miam !

Écrit par : koan | 16/11/2006