Confort fiévreux de l'intelligence...
attendu qu'à ce dos de l'homme pur...
sa pluie briserait en secret le courant que la lumière évide...
réprouvant sa caresse puissante à ce premier baiser de pierre...
La Terre est ronde - on naît d'accord.
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Confort fiévreux de l'intelligence...
attendu qu'à ce dos de l'homme pur...
sa pluie briserait en secret le courant que la lumière évide...
réprouvant sa caresse puissante à ce premier baiser de pierre...
La Terre est ronde - on naît d'accord.
Au théâtre, tout est sacré : la lumière, la parole, le public. Tout est signe, sym-bole. Dans les grandes choses comme dans les petites, dans les questionnements sur le destin de l'homme comme dans la mort du petit chat ; c'est l'inexpliqué, l'inexplicable qui nous est révélé... en fait, la poésie du monde.
Au théâtre le spectateur est invité à goûter à sa propre sacralité. C'est lui-même qu'il reconnaît sur la scène, lui-même sous les multiples aspects de sa nature complexe. Par son talent et par son travail, l'acteur, en s'exposant, en se livrant à lui comme à son double, lui ouvre la porte de son mystère ; les aspérités, les infractuosités, les déficiences même de la nature sont la matière première indispensable à l'art dramatique : traversées par la lumière, elles révèlent l'ineffable grandeur de l'être humain.
L'émotion véritable qui naît de cette prise de contact avec l'Infini est la seule quête du théâtre. C'est cette même émotion qui déclenche le rire, les frissons ou les larmes. Qu'il pleure, qu'il rie, qu'il dorme, qu'il prie, qu'il souffre, l'homme n'est-il pas toujours le même ? Sa véritable grandeur, c'est dans quelqu'état qu'il se trouve de se laisser regarder, sauver par le regard d'un autre.
Ma pause, en ce courant des trois saisons n'est pas orchestration du songe.
Elle admire un matin, perdue dans d'autres rondes, assujettie au bien de notre mappemonde.
Sa bouche en arc tombe, grisée par le chagrin des mondes... sans cause.