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05.02.2008
Détail 2
15:50 Publié dans Dame Nation en pilotage automatique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Poésie, Vampirisation
Anomalie
(...) Par deux points passerait ainsi une ligne et une seule du passé au présent, puis du présent au présent par le don que je t'aurais fait de moi-même, puis du présent à l'avenir. Briserait-on alors ce segment fait de mots et d'histoires et d'un concept mathématique, par la mort du filament qu'il faudrait, c'est vrai - regretter parce qu'il serait encore ce navire dont tous ne s'étaient pas pourvus ?
Je voudrais raconter que tu vivais imperturbable en ton esprit. Alors, je t'en prie !
Ne pense plus, ne représente plus ! Mets en scène, dès à présent - engage ton être entier, et gorges-en toi.
Demeure à l'intérieur sachant que l'on ne perd pas. Cultive cette foi qui se pose comme un oiseau qui semble tout ignorer de la terre qu'il foule.
Ne t'arrête pas aux satisfactions personnelles - sentimentales, logiques - ou de reconnaissance extérieure. Exige d'arriver au bout des images - ces visages - qui ne sont pas le tien.
Ne reste pas dans cette solitude extrême où l'on t'a mise, où tu ne te nourris pas. Evoque ce que tu ressens, rattache-le au plus grand - au plus fort, ne supportant pas l'image... ne pouvant être entièrement vu.
Vis pour les autres - sans mourir pour le Tout Autre. Nous avons des visages semblables ou différents, des amours fusent autour de nous.
Beaucoup de liens ne nous regardent pas, ne nous concernent pas, morcelés - inaudibles, et invincibles - et ce n'est pas ce qui me fait exister - même si c'est cela qui t'épuise... Personne ne pourrait te mordre - et m'obliger à mordre, je voudrais conter ta vie, Anomalie... ta vie comme un journal de bord, ta vie... tout au bord de la mort.
Certainement que nombril jamais arrimé - un retour à la ligne devra s'imposer, pour contrecarrer l'action de mes arrêtes occupées à graver. Car en réponse à pareil entêtement, il fallait que sans traîner chaque mot pèse et tarde...
...
15:40 Publié dans Le livre de l'anomalie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, vampirisation
Détail 1
15:30 Publié dans Dame Nation en pilotage automatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Poésie, Vampirisation
A l'écoute du sourd
Le sexe ployé pour l'amour...
Penche tes yeux dans l'écoute du sourd...
Emascule l'envie d'un départ du loup...
Assimile sa joie...
Arrache un masque...
Constitue ton absence...
Coupe leurs mains folles...
Ton amertume amandée...
Sexe accueilli par la foi...
Posté à son aplomb...
En pleine croix...
(Au milieu des chants)
12:15 Publié dans Dame Nation en pilotage automatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Poésie, Vampirisation
Dieu
Reconnaissance en toi à ce devin d'amour...
Appartenance en moi à ce triste détour...
Ton alphabet croisé
sonde sans le chasser
son désir
enchanté
par l'attrait de la nuit
préservant
ce regard absent
transfiguré
par l'intimité du lieu
de l'ensemble de vie
fait encore de matières...
ton corps, sa triste affaire,
Dieu...
(Au milieu des chants)
12:10 Publié dans Dame Nation en pilotage automatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Poésie, Vampirisation
Cheval et cavalier
11:45 Publié dans Dame Nation en pilotage automatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Poésie, Vampirisation
...singulière.
(...) "Avec la bisexualité psychique propre aux deux sexes quoique plus affirmée chez les femmes, avec les avancées plus ou moins monstrueuses ou audacieuses de la science dans le domaine de la procréation, et l'impact de ses expérimentations sur le couple et la famille moderne, il m'apparaît que chaque sujet invente, dans son intimité, un sexe spécifique : c'est là que réside son génie, qui est tout simplement sa créativité".

(...) "La dépression nihiliste provient du dépérissement programmé de cette singularité qu'est "l'intelligence en acte à travers l'amour" qui sommeille en chacun ; et qui, en aspirant à la rencontre avec le tout autre, reconnaît l'extraordinaire en lui, en elle, le fait exister dans l'espace du temps, et s'en inspire pour ne pas mourir elle-même d'ennui, dans un monde sans au-delà".
Julia Kristeva, Cet incroyable besoin de croire
06:40 Publié dans Le français des langues virtuelles | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, foi, psychanalyse
04.02.2008
Julia Kristeva
"Contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire, le heurt des religions n'est en fait qu'un phénomène de surface. Le problème de ce début du troisième millénaire n'est pas la guerre des religions, mais la faille et le vide qui séparent désormais ceux qui veulent savoir que Dieu est inconscient, et ceux qui préfèrent ne pas le savoir, pour mieux jouir du spectacle annonçant qu'Il existe. La médiatisation globalisée soutient de toute son économie imaginaire et financière cette seconde préférence : ne rien vouloir savoir pour mieux jouir du virtuel. En d'autres termes : jouir de voir des promesses, et se contenter de promesses de biens, garantis par la Promesse d'un Bien supérieur. Cette situation, en raison de la globalisation du déni qui lui est consubstantiel, est sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Saturée d'entreprises de séduction et de déceptions, notre civilisation cathodique s'est révélée propice à la croyance. Et c'est en cela qu'elle a favorisé le revival des religions".
14:00 Publié dans Le français des langues virtuelles | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Foi, Psychanalyse
01.02.2008
Sa nébuleuse du cône...
10:10 Publié dans Dame Nation en pilotage automatique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Poésie, Vampirisation
Anathème
Au silence des mots, de la voix, à l'absence de deux, d'une pensée qui voit, j'inscrivais donc, en faux, une vérité d'anathème - des mots - en âge : ma vie n'est pas coupable. Je veux construire en dur un parchemin d'échos, partir loin de moi-même, à l'intérieur de ces terres bénies. Tu renies un poème...

09:50 Publié dans Fille de père | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Poésie, Vampirisation








