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06/03/2008

Mourez, la fleur !

 

 

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    J'allais vite, elle ne courait pas, nous marchions ensemble. Le bleu du ciel, passé, la rosée, évacuée. La pluie tomba comme un four...

    Elle sourit, les yeux pleins des heures aux cornets surprises et aux volets absents, à la chair pitoyable et sûre. La nuit avançait sans entrailles, tandis que j'étais mort...

    Nous entrions dans la lumière éteinte de l'endroit... Ne voyant qu'une chevelure brune et farouche sans quiétude, je ne savais plus, qui de la femme ou de la mort j'aimais - celle que je préférais.

    Je fis rouler mon regard et aperçus son corps, enveloppé, à part. Occupée à caresser l'arrête de son nez, tout du long - je craignais de la voir occuper tout le visage... elle inclinait la tête avec régularité.

    Mes univers imaginaires prompts à l'amour facile ne me faisaient respecter que les silences de partition d'une armée d'automne... sa voix réchauffait l'hôte avec le vin.

 

"Comme les parenthèses vous pèsent, jeune mort..."

 

Mourez, la fleur !

 

Femme, que vous emportez-vous ? J'ai refusé de battre la mort... Je tue.

 

Vous refusez : moi aussi.

 

La quoi ? Je ne vous entends pas. La cloche, que j'écoute la cloche. La vache me regarde indigne. 

 

Mes amis sans voix, où étiez-vous ce jour où la vie m'a quittée ? Je ne vous voyais plus.

Elle, n'était plus là.