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FRA ANGELICO
PAOLO UCCELLO
Un flash...
Vous récupérez ? Bien... Allongez désormais votre sexe athlétique, afin que l'angle de... l'orbite, vous soit facial en plein. Vous jouissez sereinement, lorsque j'habite, paraissez, mangez des yeux, ruez, respirez vite, amadouez, chantez, louez, branlez donnant l'exemple, identifiez, violez la voie, réclamez de l'être entier... l'outrecuidance, et m'aimez.
Votre violine est une embrouille, mais je le sais. Oter votre peau de bête et laissez paraître, tout de bon, votre manutention fluette. Oyez que je fais mieux, que vous peut-être. Prenant à deux doigts votre silex en douce, arpentant l'archer, découvrant la couette sous laquelle vous dormiez, dérangé par ce grand corps qui rôde... prenez peur ! hurlez muette et retranchez-vous.
Vous m'aimez ? Comme je le souhaite... mais votre chaleur est réserve de mon énergie, ce dont j'ai besoin, ce qu'il me faut, ce que je mange lorsque la soif atteint mon insigne vouloir. Ronger vos chairs qui s'apitoient, mâcher la glaise - entre le doigt... violer la quête, de qui se doit de rester fier - face à pareil émoi !
Vouliez-vous... que je fête ? Faites-le - à moi, buvez mon sang, saoulez ma gorge - entrez en vitesse dans ce qui se doit et s'apprêtait à vous dire l'amour à l'amourette d'autres vies que la nôtre, à ce point, celui qui vous octroie un droit d'être à moi - touché, vernis, voulu, biaisé, cambré, déformé, enmagaziné, émoussé - embrasé à l'orée de ce qui ferait... moi - peut-être ? Je ne redis jamais ce que je lis, en tête ! Et sachez-le... Monsieur.
Vous embrasez ? Peut-être, léchant l'être et caressant les veines - ces tissus qui se vendent, exposés, laissés contemplés mûrs, regrettés, retournés, manipulés, respirés, léchés discrètement, bouffés, poussés, modelés, dits, caressés, travaillés, ancrés à l'intérieur du corps de la femme qu'il aura fait parler, fera encore...
J'aime le grain - le toit de l'avant-garde, je le veux garder près de moi tout près, je le veux pour moi. Vous saurez lécher vous. Je saurai aimer vous. La plume est alouette, mais je suis sur vous. Vous - honnête, vous transparent, vous que je ne veux pas par vous. Votre liasse est ce rivet de sang que j'aperçois et qui m'appelle et sans accent et je le cueille et il me prend. Je l'approche avec des lèvres noires, que je verticalise - quand lui se rend.
Mes dents en appellent à mes yeux. Elles se veulent cacher pour vêler, ébouriffer ce qui se verrait mieux, ce qui se prendrait délicat, comme un être étranger, comme un bébé, cette brindille jolie, dont on ne sait si du dehors se fait, ou du dedans. Se trouver dans la position bonne, pour l'embrasser. La lèvre se fait fragile...
La main se fait relai, et vacille. Plus rien, ni personne - plus que de soi à l'autre qui ne sera pas. L'oreille. Vous prenez, vous changez, vous marquez, vous pouvez. Les doigts démoulés, face au modèle - se voient, se posent - essayés, ventousés, cadrés, dirigés, échaudés, veloutés, parlants - prospérant, sur cette peau qui - douce, aura tout à coup fait semblant.
Lécher, oui ? Buter, peut-être...à cet entrejambe absent, à cet objet... évanescent que sont les traits que j'abandonne, au profit de l'objet. Je me penche et la bouche colle. Elle s'enfonce, négligemment - se repose, s'endort, mais non, les dents rencontrent au fond, elles s'entrouvrent, et remontent la tête !
Soudain, je suis l'horizon, et seul soleil à l'horizon. Votre fourreau est plein de ses denrées rares qui font la voix rare et le désir entier. Ces denrées rares sont à moi, si je les fouette d'une langue assidue, voulue, attendue, mordue par temps de fête...
Je le fais et me sens seule. Je réclame, détends, soustrais, langue ouverte, palais plat, bout de moi qui ralentit, bout de moi approfondi, votre rêve meurt. Vous jouissez, mais il ne faut pas s'arrêter là. Continuez ! J'ai besoin de votre reflet noir ! J'ai envie de vos caresses internes, de vos reliefs éteints, de votre main honnête... et de ce plein que je caresse, attendue, éplorée, déflorée.
Un grand trait, un grand très comme ça. J'ai envie de vos mains sur moi. Je me tus. J'ai envie de partir, exposée, grandie, vertébrée, aimée surtout - violée, presque. Enrubannée...
Non pas contradictoire... Je m'ouvre ! Je refuse de vous expliquer, autrement qu'à vous dire les yeux fermés que je suis prise, obligée de vous l'écrire, dépendante de mes yeux en aveugle et sans la mémoire, folle de votre silence.
Mes seins d'ambre ont couronné votre espoir... Votre parfum m'étrangle à la voix... Je veux la séparation de la droite et de gauche. Le brouillard s'établit en axe. Nous sommes deux et l'attente. Votre amour me fait disserter. Je préfère voler sans mourir suicidée ? Mourir sans voler... votre parfum m'encense. Empoisonne une tête embaumée. Je vous aime sans le trouble abîmé. Prends.
Le chagrin serait trop immense à vous quitter. Vous quitter ? Sourire emblématique, mien, tien, angélique ! Le corps est mort, un vers donc aussi faux. Amour de vie. La cire est à vos jambes un étroit corridor : n'y venez pas ! Encore un pas de mort, ma vie ressuscitée... Touchez-moi ! Un mot ?
Vous vous trompez. Je ne serai jamais vêtue de noir. Trop porté. Aime encore. Envie de quoi ? De cet autre encensoir à boire velu des ombres claires la vie qui vous paralysait. Point de souffle, pas de vos baisers. Vous mentez.
Je vais faire l'amour faux parfais, un cul de roses à lécher vernis contraire à la solitude. Et puis, doucement m'appuyer hêlée par un cou qui réclamait les bras du nu, voler du temps à l'attente trouble du désir. Fermer les yeux sur vous. Ne pas vanter la dignité. Ce qui serait. Le plus passionné, calculable désormais.
La face à vous, je veux des seins à lécher moi aussi, qui soient sensibles où que votre sexe bataille à l'intérieur de moi. De mon ventre exorciste, et du vagin d'enfant, je veux sentir la houle et ne plus dire au mort qu'il peut encore passer. Mon cul savant s'avance à vos huit restés forts, vous me tenez, j'entends, la profondeur aiguise, le plaisir fend...
Vous avez accroupi la lèvre à l'élément sauvage, mon sourire émancipe, vous m'observez serré, vos tresses chamarrées en ont caché un autre, et vous aimez le dire, enterrez le mystère qui nous tenait unis. Laissons-les libres d'amuser, de plaire, et de palire... Sursaut de vos énergies, vous me renversez. Je ne sais plus mon âge. Surtout, je veux mourir, alors que vous m'aimiez.
Vous hurlez, je vous baise, vous entrez dans ma voix. Je sais que je sais votre nom fort. L'esprit s'élève et mon regard égare. Votre esprit, le mien bientôt si je l'inspire... vous êtes chaud, de la bonté à l'intérieur. Je vous veux dans ma tête vos lèvres transpirant à mon cou du désir de me prendre encore... J'ai besoin de vos mains d'aigle, accrochées à vos pailles. Vous avez bu ma sève, je la sentais couler en moi. Et maintenant j'attends les épousailles, la tête un peu penchée comme une fleur éteinte, mais si belle, en pause... mariez-moi.
Ma jeunesse est selon que vous vouliez l'amour ou seulement la donzelle. Je vous en prie, partez, monsieur d'un autre siècle. Revenez plus heureux, ma main entre vos fesses... à vous saisir les cordes, à vous dominer mieux. A pénétrer, d'un cercle vos mignons petits creux, ceux qui amusent et pendent, ceux qu'on aimerait mieux en bouche comme cueillie la cerise à cet arbre... mmmmon dieu ! Vous étrennez, mon vieux.