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  • Désir

     

    ...fil à reculer... encombré des mains divinisées... au grand air à l'amour de spiralle... un doigt venin... banni... langue éventée - défaite... tendresse accompagnée... désir de toit... usant... habité... rencontré aimé... réparé rejoué... désir enfanté... lavé... chauffé... désirant... intégré...

     

     

    Mon Amour.

    Mon Enfant.

    Mon Dieu.

    Je suis.

    Eux. 

     

       

    Jusqu’à cette heure qui répertoriera l’erreur...
     
    Saurais-tu l’écho du bonheur ?
     
    Un lieu sans décombres devient papier cendré...
     
    Le flux tapisse un damier qu’on n’a pas occulté.
     
    Parole de rosée que l’on n’avait pas vérifiée.
     
    La première fois qu’on y pénètre, mon cercle amidonné a la saveur d’un été aux remparts désirés par les entités criminelles…
     
    Je comprends le courage de ceux qui m’ont aimée, admirant ma sincérité reconnue par l’altérité.
     
    J’adore une fidélité défiant l’amitié -  et j’attends que nous attendions carcasses - de vaines timidités.
     
  • Insuffisante

    Je vous suppliais de votre page ouverte afin de lire et décrire un visage.

    Votre porte de bois lourds se fermait, insuffisante, quand mon passage avait le sens et l'expression du signe...

    Jeu de go de larmes, laissiez-vous pleurer ma flamme et recevoir ce don gratuit pour une dame ?

    J'embrassais, incarné, tandis que vous veniez au cou veiné poète, orfèvre ou ce que vous seriez charmant, inspiratrice - connue plus tôt que découverte amie, alors...

     

    TO BE, OR NOT TO BE PRESENT ?

     

     

    Extraversion,

    coupable averse,

    trousseau de la nation ouverte...

    dire que je l'aime...

    quand il prend ma main !  

     

     

     …trahir, les gens peureux ?
     
    Caravane, ville reine, peinait, milieu cristallisé, à l’essence de cieux...
     
    Nous avions récité, l’histoire, au miroir...
     
    J’avais craint de décevoir celui qui de nos sœurs épouserait la mineure, blâmé l’oubli castrateur, créé les sons du cœur hasardant - d’un champ d’erreurs les ultrasons menteurs...
     
    Tu meurs... je meurs, entre vous deux...
     
    Je lis - dans vos insomnies l’envers d’un conte !
     
    Le vent - sale des cieux soufflait-il ?
     
    Des mots soldats entraînés, aux crampes vaginales, jamais sortis du cœur - jamais outrageusement soleil levant je les aime, lueurs de chemins repentants - j’éteins ma voix qui est ailleurs…

     

  • Voyeur

     
    Les chemins sont dansants
    qui mènent à l'océan...

    Voyeur ?

    Dépassé le méchant va branlant
    les mots et puis la pêche

    Voyeur ?

    Un grain de beauté pend
    revêche...

    Voyeur ?

    Mes seins sont beaux,
    rosée de firmament

    Voyeur ?

    Dans la flambée des sangs,
    des pleurs, et de serments

    Voyeur ?

    Vous échapper seulement
    en écartait la peur

    Voyeur ?

    Redresser notre erreur !
    tel un filet de peurs...

    Voyeur ?

    Vis ton fait, voyeur, vite on fait, voix ailleurs...

     

     

    ... à la caisse à tiroirs... et l'embout du mouroir... à l'affût du miroir... encaustique !

     

     

    Un corps dit « non » aux rêves de trêve, je pense à vos armées. J’ai peur, écarte un peu les jambes - évertue vingt ans fossoyeurs. Mon squelette est jauni par la foudre, blanchi par la cendre et rougi par l’encens, le magma de pleurs enjambe les corps bannis et j’oublie de prier - auréolée de la jeunesse des anathèmes… Fais chanter l’or désargenté antenne dévolue hautaine à l’encéphale rue… orgasme désordonné… Un chef, blessé au sol, lève sa lourde jambe dans l’axe à la mort harnachée du vent : je marche… Je dirai tout : main de dentelle - tour de main blanc... Je vous assure que je ne suis pas pure telle que vous m’entendez dans vos injures ! Vous avez d’autres leçons à me donner, citoyenne - la manière - à m’enseigner, le fond, la forme  charité. Les femmes ont à leurs formes l’axe que les hommes ont difforme… Mon Amour - à ce fond de haine où tu m’aimes, faisons l’amour… Passants, au Paradis d’enfants bénis. Je veux que tu m’embrasses et me voies et me lies - être à toi plus qu’un lit à l’étroit entre toi et moi. J’avance, adepte des dieux nombreux, quêtant l’ombre farandole.  

  • C'est un Homme !


    C'est un Homme !

    D'où la nécessité d'un sens premier à la bitte, fluvial - doux le port, doux le regard à la nuit sans étoiles à l'aube d'un matin noir.

    Il est là, il te tient, et il t'arrête, c'est un Homme !

    Intérieur, extérieur, deux hommes, une mère, un homme.

    La nuit se fait - fonte... où la source danse, aime !

    C'est un homme qui chatoie, devant celui qu'elle aime, devant l'homme...

    (Un Homme)

     

     

    Cartomancienne de nuits sans âge,

    lumière aux suffrages maudits,

    la gaine musèle de doux errements les rêves de naufrage...

    de l'amant de ma vie. 

     

      

    Je renie le courage à mourir sacrifiée à d’autres otages en quittant le feu d’un autre monde.

    La vie qui l’inonde recouvre un terrain d’ombre : les cactus remplacent les barbelés : c’est la paix du matin d’enfer, d’une nuit très longue…

    Aimer un seul homme en deux lieux. Bras, frein. Le monde allume, un peu dangereux. Il se saisit de moi, des yeux - attend violemment d’être deux.

    La punition du monologue… terme très doux qui parlait à chacun. Je ne comprenais pas ce qu’on plaçait en moi : quels habitants - le non, fort et humain - résistant.

    Mon corps, son cœur loge l’ennemi… Derrière le froid visage du marbre lépreux. Des pleurs secs ne saignent pas, un rire honnête ne plaint pas.

    L’horreur à son comble penche l’édit du ventre. Mes yeux seuls au monde… On plombe la fronde.  

  • Médina

     

    Que l'idée motrice gravée tende le bûcheron, tangue de plomb l'horizon sans un rire, et ce afin que tout l'effort chargé du motif de nos peurs devienne réalité... crainte et partage des mondes par une ouverture à l'écrit de nos références communes dans l'histoire à vivre, de près ou de loin regard voilé de la médina, au mien noir qui s'en trouve...

     

     

    "épouse-moi !", disait-il à la réalité.

    La réalité ? Sa réalité... 

     

     

    L’ennui réduisant à de tout petits riens, nous savions que dehors se trouvaient sous les morts des chansons...

    Un filet logeait seule, la confiance que nous lui accordions, je prenais l’autre résolution…

    Rivière à des gonds de chats modeste émanation des pierres que nous désunissions, paroles élaborées du train de notre évolution, la beauté d’un corps mort trouble, étrennée par l’ami ; il est percutant de voir le corps édifiant, dissident peu vertueux, ventre creux - les tentacules vertes - moment cloîtré, infime paysage - courageuse jouissance vertu aux amoureux… ce conte merveilleux.

    Je veux me souvenir des seins en bois incapables d’aimer vidés de  leur sève !

    La reine fossoyée - squelette envenimé, tortillant affamée son emblème !

    Je déclare la guerre du vin, du verbe et du vous ; on m’encercle les mains, allonge mes bras vers le bas - enferme, derrière la porte en bois…

    D’autres gardiens - penseurs ou musiciens - l’autre porte - assassin de mes lendemains.

    J’allais être une porte et ne le savais point, mais j’allais être morte et ne l’ignorais pas : entre deux - je suis porte, entre deux… je suis morte !