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  • A mi-parcours...

     
     
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        Marie-Gabrielle Montant s’exerce à l’écoute de son intuition du mot, à recevoir et intérioriser ce qui lui vient du monde actuel à travers sa poésie... 
     
        Son attachement au respect des règles sauvegarde la spontanéité de ses vers et de sa prose – l’amalgame se travaille – pensée et matière d’une écriture fragile... 
     
        La voie poétique est l’avancée d’une terre ultime vers la mer, enfin de soi vers l’autre, et d’un accès premier à la richesse personnelle qu’il nous serait encore offert de partager. 
     
        Ce texte s’y engage... à mi-parcours.
     

          Marie-Gabrielle MONTANT est l’auteur de Le Livre de l’anomalie aux éditions du Cygne – qui est son récit fait d’une expérience poétique succédant à la vie dans un sursaut créatif qu’elle reprend à son compte – ici plus consciemment et de manière durable. Elle nous fait partager la matière comme support spirituel à l’écriture, nous offrant de participer à la seule relation virtuelle à l’autre qu’elle désire encore vivre et développer.
     
     
     
      
     
     
     
     
     
     
     
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    Éditions du Cygne
    4, rue Vulpian
    75013 Paris
    t/f : 01 55 43 83 92
    editionsducygne@club-internet.fr
    www.editionsducygne.com 
     
     
     
     

  • Panino Pianino (2)

     

     

    Un coeur enchaîné, la dame embellie tambourina s'investissant de la dague encore profondément enfouie - son histoire, secrète - le ton de son amour saccadé d'un creux de la voix qui s'inonde - à la flamme tremblante de toute idée ; le verbe absent s'aimait laissant passer ces mots : "Dessine des étrennes sur ma peau...".

     

    Son rêve fendit des étoiles de lune. Une amitié cultiva sa fortune observée par deux yeux otages. Ses membres balancèrent l'air du midi. La femme coupa de la présence les instants - de sa langue nantissant l'éveil...
     
     

     

    Les amis du grand Oubli se droguèrent à l'oreille de l'orgueil, accusèrent à la rive des cieux le ressort de vie démente,  la nuit du deuil - et l'écueil à l'eau sculptée. Le courroux pavoisait minable...

     

     

  • Panino Pianino (1)

     

    Panino Pianino n'avait pas rougi - les yeux pourtant braqués des angles dessinés présents repentants naïfs, à cet axe fastueux qui conduit en magie au mot simple qui meurt...

     

    Elle, amoureuse - arrachait par poignées les cheveux tombés de main forte à la rosée qui s'éveillait homme gris - l'oreille des mots promettait le suc onctueux d'une chair égale à ce goût pimenté de la coquille Saint-Jacques... 

     

    Un coeur enchaîné, la dame embellie tambourina s'investissant de la dague encore profondément enfouie - son histoire, secrète - le ton de son amour saccadé d'un creux de la voix qui s'inonde - à la flamme tremblante de toute idée ; le verbe absent s'aimait ainsi, laissant aller ces mots : "Ecris-moi des étrennes sur la peau...".