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L'enfant et le troll

  • L'enfant et le troll (9)

     

     

    565535133.3.jpg- Je la regarde encore.

    - ...

    - Je me sens carnassière, auprès de lèvres éphémères. Mon Dieu !, venez à mon secours - je suis ici très loin - n'ayant cependant plus souhaité me trouver là...

    - Que s'était-il passé ? 

    - L'horreur du vent, la flèche, sa mémoire avachie, un coeur - osé, ce choc - externe.

    - Auriez-vous cru aimer ?

    -  ...

    Les regards se livrèrent aux hasards de l'eau, leurs muscles aiguisaient le souffle du Grand murmure de l'échine - nous serions les horizontaux... elle, ou son trône - bientôt, la rue... son corps a fui - en place du mien, à la place du nôtre - dans le prisme d'une image blanche, où - ce que je crois, tu veux - ce qu'elle verrait, j'entends - ce dont tu as joui - sera, par elle - nourri...

     

     

  • L'enfant et le troll (8)

     
      

    - Emplissez-vous d'amour... divinité de son plaisir - étreignez moi ! Vous recevez, je crois, les lettres que j'écrivais - que je postais - cinglante parole sirupeuse - en des mains douces - écartelant de l'eau, tous les passages - en ma lumière. 

    - Vous pouvez caresser : je ne vais pas vous mordre !

    - Votre foi... que sa mort entreverrait peu, la vision que je vis seule en vous - Jeune Ami, votre courage...

    - Il est difficile de vous attraper : trop de vos paroles courtes - pas une veine secourable, mais ce désir... qui enchante !

    - Comme les mots privés s'emportent - je veux aussi savoir que le plaisir ouvrira rien de leur décor antique, parce que... vous savez, nous savons - tandis qu'eux, ceux-là... - vraiment, sont.

     - Des lettres ? Regrettez-vous jamais la chaleur qu'entraîna votre fibre amoureuse ?, solide - du sien, qui s'offre à l'autre - le goût du soir, au joug de son petit matin - les doigts ronds de la carne pédestre, et le si beau - Coeur-Chien...

    - Pauvre animal - il tambourine... tellement distrait : un sourire se retourne - vibrant, chaud, rouge, aérien... : "...ce grand vide doit disparaître !".

    La gorge se découpe, quand le plaisir vrombit. Je suis l'homme - et son mâle - elle, se conduit ainsi : ferveur ouverte par le haut - que je pénètre, heureux, profondément - sa conque - en tête, grise des vents - la douceur, attachée - confiante en l'autre - son désir, vrai - ma vie... qui nous élance...


     

  • L'enfant et le troll (6)

     

    Baiser son coeur - à vif, en lécher des écumes, ouvrir à son corps blotti, de l'étroite flamme - habitée... les fines maîtresses... les célèbres oisives - de sa blessure au vent - rêvé, poli - de juste pièce, à l'urne - qui fend la presse, et puis - l'abîme ?

     

     

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  • L'enfant et le troll (5)

     

    - Je ne vois pas un fond - Jeune Ami... habiller de tissu ma peau d'une vraie cloque noire.

    - Dois-je seulement vous conjurer d'y lire ?

    - Le mal rendait profonde une parole de mal ancien : l'être.

    - Participait-il de la différence ?

    - Sans parler... harcelant autrui - intrusif.

    - Mon sexe enjoint...

    - Alors, va ! retrouve ta sente...

     

     

  • L'enfant et le troll (4)

     

    540212474.jpgComme une eau sable, de son temps - j'ai désiré ton corps d'albâtre... Tu disais : "j'ignore", parce qu'abusivement - le monde a confondu la fantaisie - ta langue, alors coupable de couvrir la terre, ou le nuage de procurer de l'ombre... Ta chair épaisse, mon corps s'éteint - le tien y vibre - le nôtre vient. Il est - du passager vertueux, le simple ancêtre : un bras s'étend...

      

     

  • L'enfant et le troll (3)

     

    - Amour - transi, je sens ma peau durcir, son antre étroit - mon amour autre de l'ombre pure absente - besoin de ta voix...

    - J'étais là - tendre, jamais ébloui.

    - Votre jeunesse ne m'appartenait pas, vous étiez son enfant de l'infini, dont la présence aura suffi...

    - Je délie votre langue, qui se fait longue et chaste, vous l'entendiez ? 

    - Elle sera le trajet du coeur apeuré des paroles sacrées, vers toi...

    - La vie seule ne s'appartient pas.

    - Vous provoquiez déjà cela ?

    - Oui, j'étais là - toujours...
     
    - Parole facile, interdite - mots liés - parole onctueuse, soupir de joie, idées gradées - toucher léger... vous seriez un homme.
     
    - Partir, servir - tiède...
     
    - Mon enfant est tenace, il pèsera pour moi lourdement : otage félin, regarde en toi - plein de sa braise épaisse...
     
    - Tu dis bientôt, n'importe quoi !
     
    - Je saurai bien.
     
    - Dureté de coeur, amabilité - désir sauvage - tout lui revient ?
     
    - Les mots s'enchassent ! 
     
    - Votre chair est fugace...
     
    - Elle passe en toi !
     
    - Tu es actif...
     
    - Tu ne le voudrais pas !
     
    - Ne t'en va pas...
     
    - Notre enfant - toi et moi, ce silence et la scène - mon amour... mort ?

     

     

  • L'enfant et le troll (2)

     

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    Il était une source jaillissante, de montagne - surgie prématurément d'un ensemble d'anneaux vibrants - quille, à terre - sursaut de l'amant rejoint, île du vent - qui parle, sussurre, attend - livre et prétend que je t'embrasse, déplace un peu tous les serments - fera que lui... attend, venu troubler - le coeur troué d'espoir marri... l'écho marin ?
     
     
     
  • L'enfant et le troll (1)

     

    - Le troll s'est cru en droit d'obtenir de moi beaucoup de ce qui m'appartient, sans se montrer capable de voir ce que je lui avais donné...

    - Cela est donc possible ?

    - C'est bien que cela fut la loi du moins gentil.

    - Et celle du plus fort ?

    - Il ne la connait pas, mais il n'en sait pas d'autre...

    - Vous a-t-il obéi ?

    - Là n'est pas ma question.

    - Alors je vais ciseler des ongles, et les unir aux miens, dans une cacophonie des plus inusitées : j'oserai étrangler dans la pudeur de fresnes, et vous condamnerez le goût charnu de mes autres lames...

    - Vous verrez que vous aimez le soir - tendre étranger du fossoyeur de tombes...

    - Je suis l'ombre d'un ange.

    - Vous y seriez la peau ?

    - Je hais les bavardages, que sont des oripeaux.

    - Vous en tracez la garde... pauvre petit idiot !

    - C'est que j'ai trop à faire ! Avec les oripeaux.

    - Je connais mon sourire.

    - Vous y seriez plus libre - qu'à cet instant précis, où je vous savais ronde...

    - Vous y seriez la vie dont je serais féconde.

    - Oui...

    - Le plaisir assemblait mes larmes froides.

    - Mon désir si intense, à vous communiquer mon texte...

    - ...la cendre de vos yeux ?

     

     

    (à suivre...)