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Au milieu des chants - Page 3

  • Dieu

     

    Reconnaissance en toi à ce devin d'amour...

    Appartenance en moi à ce triste détour...
     

    Ton alphabet croisé

    sonde sans le chasser

    son désir

    enchanté

    par l'attrait de la nuit

    préservant

    ce regard absent

    transfiguré

    par l'intimité du lieu

    de l'ensemble de vie

    fait encore de matières...

    ton corps, sa triste affaire,

    Dieu... 

     

     

  • Panino Pianino (4)

     

    Ce fil et ce courant à la page encore blanche où le conduisaient-ils, à part en souvenir ? Sa forme encore hostile était donc illettrée, comparaissant jamais devant sa dame sans ce très long baiser...

     

    "Mon coeur" - disait son âme, "ton battement s'éteint à mesure que je parle à celle qui voila ces baisers comme des papillons noirs à l'entité d'amour aux armoiries d'un soir espérant à ce jour en voie castrée des flammes !".

     

    Aux soins d'une parade à la dague d'un tout de l'enclave au courage à se manipuler : son corps à elle, dans un enfer de bien - révélait son désir de lien à celui qu'à cette heure on enlève à la hargne de vivre...

     

     

  • Fibule

     

    Un cadeau

    minuscule

    avait rouvert la plaie...

    de mon écueil en verre

    et du tendre secret...

    crédule de ces mots

    tout cassés...

    misérable fibule

    au vêtement usé...

     

    L'amour se répétait

    comme en glaise

    un miracle...

    voulu

    par les dieux-mêmes

    qui jugèrent

     

    la Lune... 

    à ses chaussons de bois

    de ne savoir en dé...

    rouler sous leurs patois

    la gamme

    de ses serres...

     

    L'oiseau et pas de proie

    alors en toi et moi... 

     

     

  • Courmaline

     

    Comme un printemps de pousses ou le sourire du vent dans les branches qui moussent à vos courbes d'airain mes dents de courmaline en train du joli jour où nous irons demain croquent tous vos atours dont il ne reste rien que le rire poète qui vous est allé bien...

     

     

  • Grand

     
     
    Mon amour dément du grand détour de soi fusait à l'amont de ce jour dernier en parade à des maux de grand émoi...
     
     
     

  • Amour de cour

     

    Tu aspires, aspires sans nulle envie de résister d'une part de désir enfoui du tréfonds de mon âme embellie par ta caresse sylvestre des embruns de l'amour de cour où tu aimes qu'un trou fleure là-bas, comme ce point...

     

     

  • Caillou urbain

     
    Caillou urbain, à dix doigts câlins je tiens une aventure et l'engelure en crin de l'endurance à l'errance des reins mais n'ai juré en rien que tu ne sois ce musicien !
     
     
     

  • Frêle désir

     

    Un frêle désir s'entourait d'aubépine, lorsque dans cet asile on incarcéra Dieu - ce que dans une idylle on entrevoyait peu en publiant les voeux par ce nouvel orage où tu sentiras mieux - mon amour et mon dieu dans la peine qui était encore deux...

      

  • Cet argent mort

     

    Cet argent mort tue tous mes mystères et cet argent qui dort s'enfuit avec mon père...

     

    Cet argent fort peut effacer l'enfer mais peut-il sans effort éliminer la Terre ?

     

    Cet or de pauvre que sont pour moi tes yeux... auront-ils sans ma rose la couleur de tes cieux ?

     

    Ce pain que je chante avait dans sa misère enterré ma chemise à l'envers de la France...

     

    Mon seul argent mort tuera tous ces mystères quand cet autre qui dort s'enfuira sans un père...

     

     

  • Rangée de mon amour

     

    Trois mots par jour...

    Un de trop déjà !

     

    Etroit détour du jour...

    On s'en va ?

      

    Rangée de mon amour...

    D'un seul pas...

      

    Devance un autre pour...

    Pourquoi pas ? 

     

     

     

  • Champ de mer

     

    C'est comme un champ de mer, un champ de pierre, un champ de terre...

      

    C'est toute une rivière, à l'ombre de l'ornière...

      

    C'est tout un champ d'artères, de tristes mortifères, baignés dans des misères...

      

    C'est toute une atmosphère, que j'appréhende encore...

      

    Comme un fiel inodore, comme un tronc qu'on décore, ou le ronron d'un mort...

     

    mais que peut-on y faire ?

     

     

  • Poupée de fer...

     

    Une poupée de fer

    Allait dansant

    A ce mot teint de vair

    Tout en branlant...

     

    Sa voix tinte l'hiver

    Eperdument

    Arrivée la dernière

    En s'en voutant...

     

    Une cale étrangère

    Etonnamment

    Enchaîne un ver de terre

    A l'aube un temps...

     

    Une poupée de l'air

    Assidûment

    Emporte à nos enfers

    Tous nos parents...

     

    Une poupée Amour

    En son mitan

    Embrasse un autre vers

    Et s'enlaçant...

     

    Tous nos petits mystères

    Désenvoûtant

    Auront à la chaumière

    Conté l'amant... 

     

    A nos bras de misère

    Amoureusement

    Arrête un bras de mer

    En s'immisçant...

     

    Vouons à la rivière

    Tout en cabrant

    Le culte de sa mère

    Celui du temps...

     

     Où la poupée de fer...

     

     

  • Panino Pianino (3)

     

    Panino Pianino ignorait encore que la guerre noyait à ses pieds le ressac des dieux mitoyens... "Je ne sens plus qui est ma mère...", clama-t-il doucement - de sa voix portée par l'attention, comme une ombre rendrait à sa folie ce qui chaque matin occupe le champ de sa vision...

     

     

    "A moi !" - s'esseya-t-il en vain... les mots ne sortirent plus que par un son mouillé, éparpillé - impossible - de pensées calcinées dans un état calcaire - la joie de s'exprimer, nouvelle encore, vague - un temps du seul baiser.

     

    Panino Pianino percevait la présence de qui serait entrée vêtue de son pas calfeutré qu'il aimait contenir dans une allure de dame. Elle était apeurée...