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12/06/2007

Dieu

 

Reconnaissance en toi à ce devin d'amour...

Appartenance en moi à ce triste détour...
 

Ton alphabet croisé

sonde sans le chasser

son désir

enchanté

par l'attrait de la nuit

préservant

ce regard absent

transfiguré

par l'intimité du lieu

de l'ensemble de vie

fait encore de matières...

ton corps, sa triste affaire,

Dieu... 

 

 

Panino Pianino (4)

 

Ce fil et ce courant à la page encore blanche où le conduisaient-ils, à part en souvenir ? Sa forme encore hostile était donc illettrée, comparaissant jamais devant sa dame sans ce très long baiser...

 

"Mon coeur" - disait son âme, "ton battement s'éteint à mesure que je parle à celle qui voila ces baisers comme des papillons noirs à l'entité d'amour aux armoiries d'un soir espérant à ce jour en voie castrée des flammes !".

 

Aux soins d'une parade à la dague d'un tout de l'enclave au courage à se manipuler : son corps à elle, dans un enfer de bien - révélait son désir de lien à celui qu'à cette heure on enlève à la hargne de vivre...

 

 

Fibule

 

Un cadeau

minuscule

avait rouvert la plaie...

de mon écueil en verre

et du tendre secret...

crédule de ces mots

tout cassés...

misérable fibule

au vêtement usé...

 

L'amour se répétait

comme en glaise

un miracle...

voulu

par les dieux-mêmes

qui jugèrent

 

la Lune... 

à ses chaussons de bois

de ne savoir en dé...

rouler sous leurs patois

la gamme

de ses serres...

 

L'oiseau et pas de proie

alors en toi et moi... 

 

 

11/06/2007

Courmaline

 

Comme un printemps de pousses ou le sourire du vent dans les branches qui moussent à vos courbes d'airain mes dents de courmaline en train du joli jour où nous irons demain croquent tous vos atours dont il ne reste rien que le rire poète qui vous est allé bien...

 

 

10/06/2007

Grand

 
 
Mon amour dément du grand détour de soi fusait à l'amont de ce jour dernier en parade à des maux de grand émoi...
 
 
 

Amour de cour

 

Tu aspires, aspires sans nulle envie de résister d'une part de désir enfoui du tréfonds de mon âme embellie par ta caresse sylvestre des embruns de l'amour de cour où tu aimes qu'un trou fleure là-bas, comme ce point...

 

 

09/06/2007

Caillou urbain

 
Caillou urbain, à dix doigts câlins je tiens une aventure et l'engelure en crin de l'endurance à l'errance des reins mais n'ai juré en rien que tu ne sois ce musicien !
 
 
 

08/06/2007

Frêle désir

 

Un frêle désir s'entourait d'aubépine, lorsque dans cet asile on incarcéra Dieu - ce que dans une idylle on entrevoyait peu en publiant les voeux par ce nouvel orage où tu sentiras mieux - mon amour et mon dieu dans la peine qui était encore deux...

  

Cet argent mort

 

Cet argent mort tue tous mes mystères et cet argent qui dort s'enfuit avec mon père...

 

Cet argent fort peut effacer l'enfer mais peut-il sans effort éliminer la Terre ?

 

Cet or de pauvre que sont pour moi tes yeux... auront-ils sans ma rose la couleur de tes cieux ?

 

Ce pain que je chante avait dans sa misère enterré ma chemise à l'envers de la France...

 

Mon seul argent mort tuera tous ces mystères quand cet autre qui dort s'enfuira sans un père...

 

 

06/06/2007

Rangée de mon amour

 

Trois mots par jour...

Un de trop déjà !

 

Etroit détour du jour...

On s'en va ?

  

Rangée de mon amour...

D'un seul pas...

  

Devance un autre pour...

Pourquoi pas ? 

 

 


Champ de mer

 

C'est comme un champ de mer, un champ de pierre, un champ de terre...

  

C'est toute une rivière, à l'ombre de l'ornière...

  

C'est tout un champ d'artères, de tristes mortifères, baignés dans des misères...

  

C'est toute une atmosphère, que j'appréhende encore...

  

Comme un fiel inodore, comme un tronc qu'on décore, ou le ronron d'un mort...


mais que peut-on y faire ?

 

 

31/05/2007

Poupée de fer...

 

Une poupée de fer

Allait dansant

A ce mot teint de vair

Tout en branlant...

 

Sa voix tinte l'hiver

Eperdument

Arrivée la dernière

En s'en voutant...

 

Une cale étrangère

Etonnamment

Enchaîne un ver de terre

A l'aube un temps...

 

Une poupée de l'air

Assidûment

Emporte à nos enfers

Tous nos parents...

 

Une poupée Amour

En son mitan

Embrasse un autre vers

Et s'enlaçant...

 

Tous nos petits mystères

Désenvoûtant

Auront à la chaumière

Conté l'amant... 

 

A nos bras de misère

Amoureusement

Arrête un bras de mer

En s'immisçant...

 

Vouons à la rivière

Tout en cabrant

Le culte de sa mère

Celui du temps...

 

 Où la poupée de fer...

 

 

30/05/2007

Cent 61

 
Il me faut à présent d'autres livres...
 

Cent 60

 

La vie de ce corps est à cette mort...

 

Cent 59

 
Tous ces mots, toute cette matière...
 
 

28/05/2007

Cent 58

 

Je ne pourrai pas, je ne pourrai plus...

 

16/05/2007

Cent 57

 
Attendre ici le cas d'urgence...
 
 

Cent 56

 

 Accepter l'infinité de ce mal... 

 

Cent 55

 
 
Me rendre au devant de la scène...
 
 

14/05/2007

Panino Pianino (3)

 

Panino Pianino ignorait encore que la guerre noyait à ses pieds le ressac des dieux mitoyens... "Je ne sens plus qui est ma mère...", clama-t-il doucement - de sa voix portée par l'attention, comme une ombre rendrait à sa folie ce qui chaque matin occupe le champ de sa vision...

 

"A moi !" - s'esseya-t-il en vain... les mots ne sortirent plus que par un son mouillé, éparpillé - impossible - de pensées calcinées dans un état calcaire - la joie de s'exprimer, nouvelle encore, vague - un temps du seul baiser.

 

Panino Pianino percevait la présence de qui serait entrée vêtue de son pas calfeutré qu'il aimait contenir dans une allure de dame. Elle était apeurée...