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06/05/2008

Le premier remplace Dieu

 

207576605.jpgTout à fait catastrophique - antenne honorifique, recevant le facteur confiant sans vérité (confiance en vérité - un terme adjugé fantoche), cette petite fille avait pu servir d'appât - de fruit... une ascension rapide, puis - patatras ? Parcourir l'arbre de vie quand des corps se parlent endormis articulant leurs mots, qui entachèrent son corps. Du milieu de la vie - sentir, imaginer ce trait qui nous relèvera, tracé qui nous désunissait ? Un lent retard - hasard et querelle à ce point hautaine, faufilée parmi les veines - elle ne lâchera pas trois hommes de sa vie - phares ou luthiers. Le premier remplace Dieu, quand le second le devance, pour ce dernier - toi : l'héritier ? Elle sera attrapée, trahie, émancipée, un corps émasculé dans sa divinité - enfin dépossédée de la virginité antidatée par ses passions courantes, puissantes, ascendantes, ou aimantes.

 

 (p. 55)

 

23/01/2008

Trilogie anomale...

 

Le livre de l'anomalie, rédigé en prose poétique - est le récit d'un sauvetage et deviendra, sans doute - celui d'une évasion.

Dans la narration, l'auteur s'est adressé à une personne nommée Anomalie - dont il se fait rapidement l'interprète, puisque modelée par son isolement, celle-ci pratique une langue étrange et ininterrompue...

Dans son parcours d'écriture,
Marie-Gabrielle Montant rejoint son personnage - "du présent au présent par le don" qu'elle lui aura fait d'elle-même, d'une femme à l'autre - ou d'un sentiment de perdition, à la certitude d'un salut.

Ce texte est la traduction d'un symbolisme fort, en quête d'une femme virtuelle mais vitale, par le dépassement des images, évocateur de ce qui séparerait Eve, de Marie - et d'avantage de ce qui les unit.


Le livre de l'anomalie récite un système de valeurs non établies ; ce faisant, il crée un vecteur de lumière intérieure, apte à la sauvegarde de la vie - avec l'implication de mourir à soi-même. Il nous ferait prendre la vague - sûrs, qu'arrivés au large, une terre nous aurait souri - d'une énième dimension encore bien réelle. Ce petit livre en volume n'est pas à chevaucher - étant déjà un premier pas - vers l'avenir, que l'on choisit de faire ensemble, dans la solitude de la lecture. 

A travers son tout premier livre, la voix de l'anomalie s'est frayé un passage vers le large de ses autres mots... Le nouvel espace oriente - encore vierge, sa recherche de style - tandis qu'une poésie prodigue la structure et le support nouveau qui la transportent. Tout est alors permis : une plénitude de l'enfant, de l'instant - emplit sa suite heureuse, puisqu'approchait sa fin d'une quête navigable, franchissant déjà l'horizon visible du seul univers secret... A mi-parcours ouvrira donc la voie des mots à son autre, grandeur nature - dont la rencontre se parachève Au milieu des chants.

 

 

14/05/2007

Les transparents...

 

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Bonjour à tous...

 

 

Je viens de recevoir A mi-parcours qui - je dois l'avouer - est vraiment mignon et coquin... 

 

 

Cette note est une invitation postée pour celles et ceux qui auront eu l'envie d'ouvrir ces pages - à me dire leur plaisir ou la rage, leur surprise - ou la fatigue - s'ils ont aimé, ou s'ils ne sont pas "entrés"... par e-mail, par exemple. Cela pourrait m'aider, alors, n'hésitez pas... de même que pour le premier de mes livres paru - le Livre de l'anomalie.

Voilà donc, simplement une porte ouverte, sincère mais amicale... à tous. Avec, d'avance - un grand merci - aussi pour vos attentions silencieuses.

 A bientôt,

 Marie Gabrielle

 

 

 

10/05/2007

A mi-parcours...

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    Marie-Gabrielle Montant s’exerce à l’écoute de son intuition du mot, à recevoir et intérioriser ce qui lui vient du monde actuel à travers sa poésie... 
 
    Son attachement au respect des règles sauvegarde la spontanéité de ses vers et de sa prose – l’amalgame se travaille – pensée et matière d’une écriture fragile... 
 
    La voie poétique est l’avancée d’une terre ultime vers la mer, enfin de soi vers l’autre, et d’un accès premier à la richesse personnelle qu’il nous serait encore offert de partager. 
 
    Ce texte s’y engage... à mi-parcours.
 

      Marie-Gabrielle MONTANT est l’auteur de Le Livre de l’anomalie aux éditions du Cygne – qui est son récit fait d’une expérience poétique succédant à la vie dans un sursaut créatif qu’elle reprend à son compte – ici plus consciemment et de manière durable. Elle nous fait partager la matière comme support spirituel à l’écriture, nous offrant de participer à la seule relation virtuelle à l’autre qu’elle désire encore vivre et développer.
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
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Éditions du Cygne
4, rue Vulpian
75013 Paris
t/f : 01 55 43 83 92
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www.editionsducygne.com 
 
 
 
 

18/04/2007

Introduction

 

Prise un jour, jouant l'eau de la rivière de peau qu'un glissant serpent d'acier vert à ce puissant amant martela d'étoiles - à ce front d'ivoire... je décrivis, par son aspect - la couverture triangulaire de ce brillant de foi qui a fait l'eau.

 

La loi venue d'ailleurs s'épandait encore en des bras que j'aimais, tandis que l'amour d'un jour fuyait son tour, une gorge nouée douloureuse et sa note tenue d'infinies paroles amères...

 

J'aurais pénétré l'endroit plaisant au dieu rallongeant notre ciel de quelque décennie, sans le sourire envieux de la mort joyeuse  jaloux de la séquence à deux tressant des peines comme amoureux du parler doux de duveteuses soies animales.

 

Je choisis au caillou du trois de lier secousse et tendre émoi, puisque ce barbare édenté - courant des bois à sa perte - la mienne absente, je buvais au courant des trois ajouté - succédant à cet autre détroit...

 

La danse longue, ronde - j'applaudis pour toi, et toi seul - le dieu pour l'homme, et pour celui que j'aime... l'une des pierres qui grondent sous ce jeu d'eaux miséricordieuses.

 

A nous, donc - aux autres,

 

 

  

 

 

note pour les passants : les 40 feuillets de "Pair et impair" sont à lire dans un ordre chronologique...

Un feu d'Helvétius

 

Vêtu du bleu d'orange, à votre peau grainée, que je malaxerai humide, étage en transition du mot sauvage, à l'ex voto maussade d'une histoire debout, tendresse aux à côtés, feux vos miroirs à mon salut courtois, ma main soumise à ma jouissance en vous règne là-bas.

La bouche au coeur, vos paroles à moi soufflent de leur voix double l'erreur. Contraint par vos doigts, le feu en loi frigorifiée, fort du songe qui vit en moi, partage déjà scarifié ce nuage d'amour sublimé me laissant dévoré, mais sucé par la goût ambré d'un jour à la vedette aux quatre tours d'éternité.

Combien est lourd celui qui te porte à mon Amour à ce détour d'une rue, je le vois qui t'emporte à cet enfant de suie calibré par l'ennui aux lenteurs océanes, qu'une idole de buis écartèle en quartiers tandis que moi, je me demande à le suivre comment l'adopter.

La course des baisers volés, à son écart chevaleresque, j'entraine ma bride vers sa vague désenclavée, pour un visage à la crinière de ligne d'eau transpercée. Mon âme de silence, sa parole de trame, sa guise de semence à la mienne de lame, au fond, serions-nous flamme ?

Temps éteint du jour ancien, bénédiction des tombes, rape, lape, flèche, lèche, feu du nom d'indigène vertu à l'arbre de couronne une enseigne échancrée de l'arbitre au blasphème qui vient.

Le recueil étanche étouffe la voile éclaircie de leurs angles, ancrage à la plume admirable où je pends immondice effaçant le sable qui servait au vice, oubliant le monde et le fils sans que jamais glisse à ma gorge le collier qui se tisse en calice.

Un sexe qui pénètre ronge et range édifice d'audace requise à de nouveaux supplices. Mes peurs auront séché son oeil rougi par la brise des cieux, corsettant le dieu sincère que j'étais en colère du dessein des adieux au choc maléfique.

Accouplée à mon chemin de trève, sa vie espère en d'autres temps que des mots la révèlent au coeur de mon amant. Je n'ai rien à dire, rien à montrer, ni à aimer, tout à donner.


 
    

Je m'interroge à ce paradoxal échange où d'aucuns seront autistes... et ne l'apparaîtront pas.

Je ne comprends, ni ne conçois que d'autres - ou certains... aient à supporter l'héritage de quelque trou dans l'atmosphère - et du langage humain ?

Je crois bien que cela est très lourd à porter !




 

Depuis quand l'enfant vivait-il sa nuit ?  Une nuit le jour ? Ce capricieux enfant qui n’attendrissait pas dérobait des anneaux. Ses vœux trop tendres seraient agneaux sacrifiés à l'orifice ouvert des mots factices… Les mots qui ressuscitent - plus jeunes encore ? - légitimes - légaux - nous feraient faire le tour de leur doux hémicycle maintenant  son niveau...  Je ne pourrai porter une charge à l'épaule ayant su exprimer le placenta du sans courage - ignorant la raison à aimer une vie habitée du sens de ton effort vivant de l’intérieur ta douleur crue unique. Ignorait-on seulement l’heure advenue qu’on avait attendue taisant alors l’erreur vécue ? La rencontre de l'homme exilé, blessé, imposé, n’est pas le mensonge d'une parturience à la vérité peu voilée, mais bien souvent l'absence d'une femme qui tut le rêve de la fée frôlant sa médisance...



Impair en pair

 
Un vent violent avait couvert l'enfer de mon âme
 
bradée

pour un recueil de terre sans sel amidonnée contrefaite l'idée que j'avais de nous taire...

J'avais nourri l'idée méritant cet enfer,
 
élimé mon service aux mots,

abusé des oiseaux de pierre

fondant la neige en un précieux mystère facile,

hostile

et sans manière

passé

la tangible lisière

sous la rime d'hier...

 




Effacer... commencer, se mettre en marche, face à l'ingratitude... un peuple ? mais non, soi-même - nous.

 


Pour vous, tout était cour d’orangé contre jour - en position ennemie... Nous étions deux à écrire un chemin à ce rythme indien - d'où je pêchais alors l’essence de mots qu'accompagnait le peu de pluie nomade. Oublier ce monde où tout survit sans entrer dans l’Histoire ? Sommes-nous donc ce fruit de notre castration ? La femme qui accompagne - comme je l'aurais pu faire : comment brise-t-on ses entrailles ?  Je n’oublie donc jamais sa rivalité d’enfant déplacée incorrectement muette... celle qui rogna des ailes par nature innocentes... isolante... distante…

 

 

Si galamment...


Si galammant égale amant, le cri du gal en Gaule à l'idéal vaincu épars du go, go, go, imagine ce vers bigot, jalousant l'organiste de ses fèves, à demi rond quand fidèle à la selle fêlée des cadences, un concert de ficelles lève à la phalange l'étincelle galante.
 
 
 

Ce tracas qui m'habite depuis toujours provient précisément des visages dans l'expression des goûts... et de leur impossible mariage.

 

 

Vous maquillez, pourquoi ? - la tendre audace… parlez peu. Je n’ai rien à vous dire qu’un petit sourire. J’ai travaillé. Nous avons fait l’amour sauvagement. Fauchage indiscret. Il semblait que je sois tueuse en série et vertueuse au couperet. Nous avons fait semblant. Usagers de tous les mots croisés aux utiles publics ! La rime à son tour un sentiment du jour revenue inviolable… Tout fut dit à midi... le lien - l’orage fort, la fumée alourdie. Je luttai à l’instar… tarie de la matière du mot en sa tonalité du sot. Pourtant, ne nous fallut-il pas mentir ! Et dire et ressentir, l’ordre de ce chaos des musiciens quand vous aviez tout dit mais qu’il ne restait rien ?

 

Pauvre ami


Pauvre ami désabusé par ton âme désenchantée,

ta querelle nouée par l'abscence,

ton désir s'enflait alors d'espérance et ta main s'usait de baisers.

Tu octroyais à tes dires les mensonges derniers,

chagrinais mes sourires des caresses cernées,

épouvantais de poésie cet azur du soir à condamner.

Semblé vivant,

ton principe amer

à l'hiver des mots tendres

apprivoisait l'animalité dévorante

par les mots du hasard de la chance.

Ta blessure infirme ou intensément diurne

méprisa les feux éteints recouvrant de ton bras mon ampleur

et notre désuétude

du courage lâche et feint.

 

 

J'admets et admire les mots et la démarche, s'ils sont précis et segmentaires même si, ce qu'il m'intéresserait de savoir - concerne bien leur importance, et le choix que chacun en fait...


  

 

Dans le calme absolu des saisons empoisonnées, je suis à la recherche de ma dernière onction - abandonnée... le mot est faible en voix du féminin - par quel étrange destin ! Vous parliez ? Je moque un peu vos seins, qui sont festin à qui sait roucouler mes sens et qui d’avance obtient. Une larme rosée... vous serez mort demain - mon cadeau de la prose offert aux lettres closes. Vous imaginez bien… qu'à l’ouest… on aimait bien qu’elle ose ! Car l’avarie des sots est le seul geste idiot don des mots. Vous étiez revenu - retenue d’un coupable menu et je n’étais pas crue - immonde chevelue.

 

Castrateur

 

 
Le secret d'un titre est chose mal gardée...

Son secours étrange est celui de l'ange au devoir loyal, courtisan et partial !

Un peuple fendu en rumeurs, il en éclabousse les peurs dont il ne reste rien.

Ce barbare armateur caresse l'esprit vengeur au sillage de fleurs...

Pourpre est son oraison d'un horizon bizarre !

Oblige-t-il cruel, associant aux jumelles de sa faim de loup ?

La charrue tire encore, ivre de ses douleurs, habile castrateur de mes rêves rêveurs...

Un tiers aura dit non à l'aveu du meilleur, sa tombe et mon autel.

 

 


Il était encore un facteur dialogue... perdu au fond d'une tirelire de porc...

 

 

Mon écriture est blâme qui sent condamner qui osait parler du souterrain au ressort de la mer démontée... je pense à toi, tiens bon résistante de l’amont des images à la page éteinte pour notre amour idiot. Tu m’oublies... Ma maison est un lion donné au lien qui coordonne. Tu es la loi qu’on m'interdit, et je cache ma fuite... tu fourmilles d’idées - fendillant. Je ne ferai pas l’amour avec toi mentis-tu bas à la circulaire attention du creux d'un doigt dans cet appât....